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Friday, May 26, 2017

Actes du colloque national "De la toponymie algérienne: du local au national"

Standford University Library


Actes du colloque national De la toponymie algérienne: du local au national : Jijel, les 25, 26 et 27 juillet 2015

RESPONSIBILITY
Asqamu Unnig n Timmuzg̳a.
LANGUAGE
French, Arabic, Berber (Other). Most contributions in French, some in Arabic; 
with some text in Berber.
PUBLICATION
Alger : ENAG Éditions, [2016]
COPYRIGHT NOTICE
©2016
PHYSICAL DESCRIPTION



325, 53 pages : color illustrations, color maps ; 25 cm












MEETING
Colloque national "De la toponymie algérienne: du local au national" (2015 : Jijel, Algeria)
CONTRIBUTOR
Asqamu Unnig n Timmuzigha (Algeria), organizer.

PUBLICATION DATE
2016
COPYRIGHT DATE
2016
TITLE VARIATION
De la toponymie algérienne: du local au national
ISBN
9789931000167
9931000163

Saturday, April 23, 2016

Bouira: Colloque autour de l'hydronymie

http://www.toutdz.com/bouira-colloque-autour-de-lhydronimie-et-son-rapport-avec-la-langue/

BOUIRA : Colloque autour de l’hydronymie et son rapport avec la langue

Autour du thème «L’hydronymie et son rapport avec la langue, la littérature et la sociologie», le département de langue et culture amazighes (Dlca) et le laboratoire de recherches littéraires, linguistiques et didactiques amazighes ont convié plusieurs chercheurs et spécialistes à un colloque hier au niveau de l’auditorium de l’université Akli Mohand-Oulhadj de Bouira. Dans son allocution, le professeur Djellaoui Mohamed, président du colloque, précisera l’importance d’une pareille réflexion.



«Quand la mémoire de l’homme est défaillante, elle l’est souvent, la terre peut lui préciser ses origines, lui apprendre ce qu’il a été à travers des normes que sauvegarde et préserve la langue des ancêtres dans leur désignation des lieux dès les premières origines malgré les changements qu’imposent le temps et l’histoire.

Parmi les domaines en relation avec l’onomastique, les hydronymes (noms propres donnés aux cours d’eau), des noms désignant les différents cours d’eau». Lui succédant, le Dr Kherdouci Hassina, de l’université de Tizi Ouzou, abordera «l’imaginaire de l’espace et l’usage de l’hydronymie dans la chanson féminine».



La chercheuse précisera qu’il s’agit à partir d’une série d’exemples puisés dans le terroir national de formuler un sens et un contenu fiable. Elle citera comme exemple H’nifa, Nouara, Malika Domrane et le groupe Djurdjura qui utilisent souvent les cours d’eau dans leurs chansons, puisant d’une métaphore.

Le troisième intervenant, le Dr Chaâlal Salah, du département de français de l’université de Tizi Ouzou, traitera du thème «Pratiques et croyances liées à l’eau dans la culture kabyle».

Il commencera par sérier les appellations de l’eau (alinssar, assif, thamda, thala…) et précisera que l’eau reste un sujet central dans la vie au quotidien, mais aussi dans l’imaginaire.

«Dans la société kabyle, la source d’eau est un espace d’échanges» dira-t-il, et il citera un passage du roman La colline oubliée de Mouloud Mammeri: «Sur le chemin qui mène vers tala.»

La symbolique est aussi comprise dans la dénomination de l’oued, assif ou le ravin, ighzer qui renvoie au mal de cette force qui emporte tout sur son passage. Aldjia Outaleb clôturera les interventions de la matinée autour du thème «La place et le rôle de l’eau dans la culture kabyle».
Précisons enfin que ce Colloque national s’inscrit dans un large programme de célébration du 20 avril.

Tuesday, March 15, 2016

Cours d'onomastique en M1 par Soufiane Lanseur

http://elearning.univ-bejaia.dz/course/view.php?id=3611



Matière : Onomastique

Niveau : 1ère année de Master

Spécialité : Sciences du langage

Volume horaire : 3h par semaine à raison de 12 séances

Cours magistral : 1h30 / travaux dirigés : 1h30

Mode d’évaluation : examen + contrôle continu.

Enseignant: M. LANSEUR

Présentation de la matière : L’onomastique est l’étude du nom propre qu’il soit
anthroponyme ou toponyme. Dans cette matière, on s’intéresse à l’étude
lexicologique du nom propre. La définition de l’onomastique revêt une importance
capitale, car c’est une nouvelle matière pour les étudiants. On ne peut pas parler de
l’onomastique sans parler de ses branches parce qu’elle se définit par elles. Nous nous
intéressons également à son objet d’étude qui est le nom propre. L’étude des
anthroponymes et des toponymes sont indispensables pour initier les étudiants à la
recherche dans ce domaine presque vierge, surtout au Maghreb où la matière abonde
du fait que plusieurs civilisations y séjournaient. L’aspect pratique de la matière est
toujours privilégié pour inciter les étudiants à en faire leur thème de recherche en fin
de cycle.

Objectif : initier les étudiants à un nouveau type d’analyse linguistique en s’appuyant
sur des corpus constitués de noms propres. En effet, les descriptions effectuées par les
étudiants touchent uniquement aux noms communs. En explorant les sous domaines
de l’onomastique, l’étudiant acquiert un nouveau vocabulaire et s’initie à un nouveau
type de contact de langue à travers l’étude des noms propres.

Prérequis : maîtrise des notions de la lexicologie, de la lexicographie et de la
sémantique. Connaissance des différentes méthodes d’analyse en lexico-sémantique.
Ces compétences sont normalement acquises au cours de la deuxième année licence
en lexico-sémantique et en morphosyntaxe (1ère année).



Programme

Chapitre 1 : L’onomastique

a) Onomastique : définitions et branches
b) La racine

Chapitre 2 : Le nom propre

a) Définitions 
b) Critères de reconnaissance des noms propres
c) Typologies des noms propres
d) Etude d’un texte « le nom propre et le nom sale »

Chapitre 3 : La méthode en onomastique

a) La méthode
b) L’anthroponymie
c) Étude d’un texte : « typologie des usages anthroponymiques… »
d) La toponymie
e) Exercices sur l’étude toponymique


Bibliographie :

1. ABRIC (Jean Claude), Pratiques sociales et représentations, Paris, PUF, 1994.

2. AKIN (Salih), 1999, « Pour une typologie des processus redénominatifs », S. Akin
éd., Noms et re-noms. La dénomination des personnes, des populations, des langues et
des territoires, Rouen, Publications de l’Université de Rouen.

3. ATOUI (Brahim), 1998, Toponymie et espace en Algérie. Institut National de
Cartographie, Alger.

4. ATOUI (Brahim), 2000, Toponymie et colonisation française en Algérie. Numéro
spécial La toponymie, Bulletin des sciences géographiques N°5. Institut National de
Cartographie et de Télédétection, Alger.

5. BAYLON (Christian) et FABRE (Paul), 1982, Les noms de lieux et de personnes.
Introduction de Charles Camproux. Editions Lafont, Paris.

6. BENRAMDANE (F) et ATOUI (B), 2005, « Présentation ». Nomination et
dénomination. Des noms de lieux, de tribus et de personnes en Algérie. Editions
CRASC.

7. BENRAMDANE (F), 2002, Histoire (s) et enjeu (x) d’une (re)
dé/dé/dénomination : La place rouge de Tiaret. In Langue et société. Insanyat,
CRASC, n° 17-18.

8. BENRAMDANE (F), 2004, Identité, dénomination et développement durable. In
Développement durable : leçons et perspectives. Actes AUF, Paris.

9. BENRAMDANE (F), 2004, L’étymologie de Wahran. De Ouadaharan à Oran. In
Oran. Insanyat n° 23-24-Juin2004, Editions CRASC

10. BENRAMDANE (F), 2007, Noms de langues, nomination et question
d’onomastique en Algérie. De l’ordre de la filiation aux contingences de l’histoire.
In Les enjeux de la nomination des langues dans l’Algérie contemporaine. Ouvrage
collectif dirigé par CHERIGUEN (F). Editions L’Harmattan, Paris.

11. BENRAMDANE (Farid), 1999, Espace, signe et identité au Maghreb. Du nom au
symbole, In Insanyat N°9, Nov.-Déc. Editions CRASC.

12. BENRAMDANE (Farid), 2000, Espace, langue et identité au Maghreb. Du nom au
symbole, In Insanyat N°9 : Maghreb : culture, altérité. CRASC.

13. BENRAMDANE (Farid), 2000, Qui es- tu ? J’ai été dit ? De la destruction de la
filiation ou éléments d’un onomacide sémantique In Insanyat N°10 « Violence :
contribution à un débat ». Editions CRASC.

14. BENRAMDANE (Farid), 2000, Toponymie algérienne : transcription latine, passif
historique et question de normalisation. In Numéro spécial La toponymie. Bulletin
des sciences géographiques, N°5, INC Alger, avril 2000.

15. BENRAMDANE (Farid), La toponymie de L’Ouest algérien. Origine, Evolution,
Transcription. Thèse de doctorat, sous la direction du Professeur Foudil Cheriguen.
Université de Mostaganem, 2008.

16. BENRAMDANE (Farid), Toponymie et étude des transcriptions francisées des
noms de lieux de la région de Tiaret, Mémoire de Magister, Université d’Alger,
1995.

17. BILLY (Pierre-Henri), 1993, « Le nom propre et le nom sale », Nouvelle Revue
d’Onomastique, 21-22, Société Française d’Onomastique, Paris.

18. DAUZAT (Albert), 1956, La toponymie française. Edition revue (1er édition 1940)
Payot, Paris.

19. KAHLOUCHE (Rabah), 1999, « La dénomination / redénomination. Un lieu de
conflit identitaire », S. Akin éd., Noms et re-noms…, op. cit.

20. LACHERAF (M), 1999, Des noms et des lieux. Mémoire d’une Algérie oubliée.
Casbah Editions, Alger.

21. MARGOUMA Mansour, La toponymie algérienne : Lecture préliminaire de la
dénomination de l’espace, Centre de Recherches en Anthropologie Sociale et
Culturelle (CRASC) Oran, Algérie.pdf

22. MOLINO (J), 1980, La dénomination. Editions Hachette. Paris.

23. NOUVEL (Alain), 1981, Les noms de lieux témoins de notre histoire. Montpelier :
Editas.

24. PELLEGRIN (Arthur), 1949, Essai sur les noms de lieux d’Algérie et de Tunisie :
Etymologie, signification. Editions S.A.P.I. Tunis.

25. ROSTAING (CHARLES), 1974, Les noms de lieux. Que sais-je ? 8ème édition
revue, 1ère édition1945, Editions PUF Paris.

26. SIBLOT Paul, La bataille des noms de rues d’Alger, Discours et idéologie d’une
toponymie coloniale, Cahiers de sociolinguistique nº 11,2006.URL

27. WILMET (Marc), Le nom propre en linguistique et en littérature [en ligne],
Bruxelles, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, 1995.
Disponible sur : < www.arllfb.be >

Wednesday, March 9, 2016

Constantine 2015 : appel à la création de commissions nationales de toponymie

http://lecourrier-dalgerie.com/constantine-2015-appel-a-la-creation-de-commissions-nationales-de-toponymie/

Les universitaires au Colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et le Sahel ont recommandé, mercredi à Constantine, au terme de leurs travaux, la création de commissions nationales de toponymie.


La commission, appelée à superviser la transcription des noms géographiques en caractères latins, veillerait à l’unification de l’écriture des lieux géographiques sur les cartes, les panneaux de signalisation des villes et les sites archéologiques, ont souligné les participants à cette rencontre, ouverte lundi dernier dans un hôtel de la ville de Constantine. Il a également été suggéré le recours à une « démarche participative » impliquant les instances concernées pour « refléter le patrimoine culturel d’une région dans la nomination des lieux », et le « respect du caractère plurilinguistique en tant que facteur identitaire dans l’usage onomastique». Les universitaires, experts et représentants d’organismes internationaux concernés par l’onomastique ont aussi proposé de « veiller à l’application des recommandations du groupe d’experts des Nations-unies (GENUNG) relatives aux noms géographiques ».Au dernier jour de ce Colloque international, les communications ont porté sur « l’interconnexion linguistique » des noms géographiques dans le monde. Djamel Nahali, de l’université de Batna, soulignant l’existence de « contacts de langues amazighe, arabe et française dans les noms de lieux de la capitale des Aurès », a précisé que cette « cohabitation » a donné lieu à des « formes onomastiques imbriquées ».


Il a attiré l’attention, dans le même contexte, sur « l’importance d’adopter une toponymie qui reflète des pans de l’histoire d’une région », expliquant qu’en Espagne, 50 % des noms de lieux sont « d’origine arabe ».

De son côté, le jordanien Ibrahim Abdallah Al Djaber membre de la division arabe du GENUNG a annoncé le lancement officiel, depuis Constantine, du site électronique de ce groupe. (www.adegn.net). Cet expert a précisé que le site, élaboré en langues arabe et anglaise, englobe l’essentiel des informations sur le GENUNG, ses actions, ses missions et les rencontres périodiques de ses membres. Affirmant que son lancement du site depuis la ville des ponts est « une manière d’appuyer les efforts arabes déployés dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’ONU relatives à la romanisation des lieux géographiques », Al Djaber a invité les présents à contribuer, par leurs études et analyses, à enrichir le contenu du site électronique.


Organisé par le département Colloques de la manifestation « Constantine, capitale 2015 de la culture arabe », cette rencontre internationale a vu la participation de plusieurs universitaires et experts algériens et étrangers, venus des pays du Sahel, d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Les communicants ont rapporté les expériences de leurs pays dans la toponymie et les problèmes rencontrés sur le terrain.

Saturday, February 6, 2016

Les sciences de l’onomastique connaissent une véritable dynamique en Algérie

http://www.aps.dz/culture/35972-les-sciences-de-l%E2%80%99onomastique-connaissent-une-v%C3%A9ritable-dynamique-en-alg%C3%A9rie

Constantine : colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et dans les pays du Sahel Constantine : colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et dans les pays du Sahel photo-APS

CONSTANTINE - Les sciences de l’onomastique connaissent "une véritable dynamique" en Algérie, a estimé mardi à Constantine le docteur en sciences du langage à l’unité de recherches sur les systèmes de dénomination en Algérie (RASYD), Ouardia Yermeche.

"Plusieurs équipes de chercheurs, chapeautées par le Centre national d’anthropologie sociale et culturelle (CRASC) et l’unité RASYD ont été créées dans les domaines de la toponymie et de l’anthroponymie, et œuvrent à présenter des études sur les systèmes de dénomination en Algérie", a précisé à l’APS cette universitaire au deuxième jour des travaux du colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et dans les pays du Sahel.

Elle a ajouté, dans ce contexte, que les différentes recherches inscrites dans la cadre de cette dynamique concernent la recherche du patrimoine onomastique algérien, des noms géographiques, des noms propres "dans toutes leurs composantes et leurs pluralités", aussi bien au niveau structurel que linguistique.

Affirmant que ces démarches visent à "valoriser un immense héritage immatériel et à souligner toutes les spécificités, ainsi qu’à  relever les dysfonctionnements", Mme Yermeche a précisé que ces mêmes recherches mettent en avant "l’algérianité" de ce patrimoine.

Ces recherches sont en mesure, selon elle, de proposer une "politique de normalisation" fondée sur des critères de choix de toponymes et de règles précises d’écritures, indispensables à leur officialisation".

Pour sa part, le vice-président de la commission Saoudienne des noms géographiques, Abdallah Benacer Al Waliai, a reconnu que "d’importantes étapes" dans le domaine de la normalisation des noms géographiques ont été franchies dans son pays.

Dans les détails, M. Al Waliai a souligné que quinze (15) institutions conjuguent leurs efforts en Arabie Saoudite pour recenser et éditer un grand patrimoine lié aux noms géographiques, noms de lieux et noms propres. Il a ajouté qu’une encyclopédie des noms géographiques comprenant 73.000 noms propres au royaume a été éditée récemment.

Il a aussi souligné que l’essentiel des recherches britanniques sur la toponymie saoudienne, entre 1890 et aujourd’hui, a été revu et réédité localement dans des dictionnaires comportant plus de 26 000 index.

Toujours dans la démarche de normalisation des noms géographiques, l’expert saoudien a précisé qu’une nouvelle encyclopédie sur "les noms géographiques dans la Mer Rouge" est en cours d’édition.

Au deuxième jour des travaux de ce colloque international organisé par le département Colloques de la manifestation "Constantine, capitale 2015 de la culture arabe", la problématique de la toponymie au Mali a été traitée par Mahamadi Saloum Toure.

Le conférencier a détaillé les efforts consentis dans son pays pour l’élaboration d’une toponymie "fiable et harmonieuse" reflétant réellement les langues et les dialectes du Mali.

Leïla Belkaim, de l’université de Tiaret, a abordé, quant à elle, les noms propres dans des œuvres de Yasmina Khadra comme "Chants cannibales", "Les agneaux du seigneur", "L’écrivain" et "Ce que le jour doit à la nuit".

Friday, December 11, 2015

70% des noms des wilayas du pays sont amazighs

http://www.depechedekabylie.com/national/157221-70-des-noms-des-wilayas-du-pays-sont-amazighs.html

La problématique liée aux noms propres, leurs origines, motivation de la dénomination, orthographes et signification, méthodes de l’onomastique, la toponymie, écriture et représentation spatiale, les origines des toponymes en Algérie et l’apport du nom propre dans la géographie et la cartographie, ce sont là, entre autres, les thèmes développés par les différents spécialistes en linguistique, lors du 3ème colloque international de deux jours, organisé depuis hier par le département de la langue et de la culture amazighes (DLCA) et du laboratoire de l’enseignement des langues (LAELA) à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, qui a pour thème central « Le nom propre : mémoire et identité ».


Selon les organisateurs, ce colloque s’inscrit dans l’optique de l’amorce d’un débat sur les problèmes liés aux noms propres. Intervenant à l’ouverture de ce colloque, le vice-recteur chargé de la pédagogie à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, M. Idir Ahmed Zaid, a souligné que le développement de tamazight ne peut se faire qu’à travers l’acceptation de la profondeur historique. Pour lui, la rigidité du nom propre s’oppose à la ductilité qui est susceptible de nuire à la profondeur sémantique qui est le socle d’une identité. «Le nom propre requiert la profondeur et la charge sémantique est utile pour le développement de la langue», a-t-il fait savoir, en ajoutant : «70% des noms des wilayas du pays sont des noms amazighs. Il s’agit là d’une réaffirmation de notre identité». De sont côté, M. Mohand Akli Haddadou, Pr au DLCA et membre du LAELA, a indiqué que le nom est l’objet de la représentation, et ce colloque s’inscrit dans la perspective de valorisation de l’onomastique. C’est-à-dire, pour l’orateur, le nom propre original évoque la mémoire collective d’un peuple, son histoire et sa civilisation. Mais pour lui, cette mécanique n’a pas fonctionné en Algérie, du moment que depuis 1962, il y a eu adoption des noms étrangers à la spécificité nationale. Ces derniers s’inscrivent dans l’optique de «stopper la vague des noms berbères», a-t-il souligné.


1 500 patronymes recueillis par les étudiants en tamazight

À l’entame du colloque, les communications des différents intervenants-spécialistes en la question ont été centrées sur l’onomastique et la linguistique. Mme Tigziri Noura, Pr au DLCA et membre du LAELA de l’université de Tizi-Ouzou, a développé la thématique ayant trait à la «Toponymie, écriture, représentation spatiale». Cette dernière a indiqué que pour élaborer des cartes linguistiques, cela ne peut se faire sans la collecte des fiches de noms propres pour chaque localité en Kabylie. Pour elle, cette entreprise n’est pas aisée du fait de l’existence des problèmes d’orthographe dans la recherche des références géographiques. «On ne peut pas repérer une localité sur une carte sans une orthographe des toponymes exactes : Exemple Ath Yenni ou Béni Yenni», dira M. Tigziri tout en ajoutant : «Cette situation nous pose des problèmes dans la conception des logiciels de cartographie numérique, d’où l’impératif d’une transcription normalisée stable pour qu’on puisse établir des cartographies». L’oratrice a souligné également l’existence d’un organisme international chargé de la normalisation linguistique appelé GENUNG, rattaché à l’ONU. Dans ce dernier, selon elle, il n’y a aucune référence ni à la division Afrique du nord ni à la dimension amazighe. La cause : Les dispositions de cet organisme onusien stipulent que «c’est l’Etat qui suggère ses divisions et ses références à cet organisme pour inscription et non les individus». Ceci renvoie au fait que l’Etat algérien n’a rien fait dans ce sens. 


Prenant la parole à son tour, M. Imarazene Moussa, spécialiste en linguistique à l’université de Tizi-Ouzou, a axé sa communication sur «Le patronyme : symbole de l’identité Kabyle». Pour ce dernier, le patronyme reflète en Kabylie, dans une grande proportion, l’identité de la personne et de la famille, ceci du fait qu’il retrace l’affiliation de l’individu et du groupe. De même, il a fait savoir que les kabyles se désignaient par leurs patronymes avant même l’arrivée des français. L’orateur a précisé, en outre, qu’avant 1882, les kabyles avaient deux patronymes qui les identifient : «Un odonyme qui est le nom pratiqué au sein du village, et un exonyme, qui a été donné par les français pour identifier la personne officiellement», souligna-t-il. Et d’ajouter : «À partir de 1882, on a commencé à attribuer aux algériens, en plus de leurs patronymes ancestraux, de nouveaux patronymes qu’ils étaient obligés de porter malgré leur pesanteur». M. Imarazene a déclaré également que 1 500 patronymes ont été recueillis, ces dernières années, par les étudiants en tamazight à Tizi-Ouzou, Boumerdès, Bouira et Béjaïa. Ceci sans indiquer, de sa part, que les patronymes tendent à disparaître, malgré tous les efforts entrepris afin de les recueillir et les valoriser. La cause, selon l’orateur, est due aux rôles de l’école et de l’administration qui, depuis 1962, ont complètement effacé les patronymes identitaires de la région, en les remplaçant par d’autres ne reflétant aucunement l’identité ancestrale.
Reprenant la parole, M. Mohand Akli Haddadou a axé son intervention sur «Les origines des toponymes algériens». Pour ce dernier, les noms propres de lieux en Algérie renvoient à l’origine berbères de ceux-ci, et ils continuent, selon lui, à refléter la situation linguistique actuelle du pays. De même, pour l’intervenant, les occupations étrangères qu’à connues le pays tout au long de son histoire, n’avaient pas empêché la toponymie de conserver des traces. «Des noms phéniciens, latins, peuvent encore être reconnus, en dépit des transformations qu’ils ont pu subir», précise-t-il, et ce, tout en faisant savoir que l’étymologie de la plupart des noms actuels en dépit qu’elle soit aisément identifiable, mais pour d’autres, elle ne l’est pas.
Rachid B.

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Saturday, January 24, 2015

L'onomastique dispute la vedette à la rationalité

http://www.latribune-dz.com/news/article.php?id_article=11244

Quand on veut demander un renseignement à un individu qu’on ne connait pas, en Algérie
Par Nadir Bacha

Quand on veut demander un renseignement à un individu qu’on ne connait pas, en Algérie, dans la capitale ou ailleurs – même en France, en Europe ou dans le monde, dans les contrées accueillant les populations d’obédience musulmane - il y a une forte chance pour qu’on l’aborde par le terme de «Mohamed», sachant qu’il peut s’appeler Kaddour, Slimane, Anis ou Sofiane. C’est dans la tradition chez-nous, puisée dans le cumul comportemental anthropologique des siècles. Où quels que soient les cultures admises et les nivaux acquis dans l’échelle sociale et intellectuelle, la référence au culte mahométan est omniprésente dans les parlers de la majorité et dans le discours de la connaissance et de la politique.

Selon les spécialistes de l’anthroponymie, le prénom Mohamed, avec toutes ses variantes dans le monde (M’hammed, Ahmed, Mouhand, Hamid, Hamidouche, Mahmoud, Hamdane, H’mida, Mouh, Moha, Hidouche, et cetera, pour l’Algérie seulement) est le plus répandu des prénoms sur la planète. L’histoire retient que c’est
Abd-El-Moutaleb, le grand-père paternel du Prophète qui a décidé du prénom pour que le nouveau-né de Amina (fille de Wahb ibn Abd-El Manaf, seigneur du clan des Banou Zouhra de la tribu Qouraïch) et de Abd-Allah (fils de Abd-El-Moutaleb, seigneur du clan des Hachémites de la même tribu des Qoraïch) pour qu’il soit «loué au Ciel, par Dieu, et sur Terre par les créatures de Dieu» et ainsi ce prénom désignera pour la postérité le sens de la profonde louange et de la gloire de la mériter. Dès lors, depuis le début de l’expansion de l’islam, le nom de Mohamed prend une importance extraordinaire et, petit-à-petit, il va devenir le prénom masculin le plus consacré et adopté à travers le monde. Maints souverains ou grands seigneurs des armées se l’ont approprié, ainsi que des hommes de savoir et d’art célèbres, durant les siècles et jusqu’à aujourd’hui.
Malgré le fendu de la civilisation américaine et anglo-saxonne dans les cultures du monde, par le dogme et la pratique de l’image, où les attributs de l’audiovisuel ressortent de préceptes quasi religieux et l’émergence d’une anthroponymie dans «l’air du temps», fun, pour ainsi dire, avec les diminutifs et les terminaisons en «y», le prénom sacré de Qouraïch ne donne pas l’impression de flancher devant la mode, dans les régions géographiques propres aux groupes arabo-musulmans ou en Occident où ils ont immigré et proféré. En France, ce prénom prédomine en fréquence dans certains arrondissements, comme pour des variantes de la même appellation au Royaume-Uni dans les comtés ou les paroisses – au sens de la circonscription administrative. Bref, quoi que l’on admette ou non, ce prénom, décliné dans les diverses intelligences linguistiques dans les continents et à travers l’évolution civilisationnelle du monde, dans l’Albanais Muhammedi ou de l’Anglais Muhammad, jusqu’au Caucase Magomed ou au Corse Megumetu, en passant par le Kurde Mihemed, l’Iranien Ahmadi, l’Italien Maometto, le Catalan Mahoma, le somali Maxamed ou le swahili ou bambara, Mamadou, eh bien, il est porteur beaucoup moins de la représentation d’un culte déterminé par rapport à un autre, dans lequel il se compare et s’affronte, mais plutôt d’une espèce de symbolique psycho-ethnique qui appelle à considérer que le porteur fait partie d’une communauté d’êtres aspirant à être positif par rapport au concept de l’éloge au Créateur, «el hamd», tel qu’indiqué dans les exégèses originelles, désintéressées, qui enseignent la persévérance, le pardon, l’humilité devant la nature, le secours au prochain et la tolérance face à autrui différent. Les Algériens, les Omar, Salim, Lynda, Malika, Mahdi, Ghania, Djaffar ou Aldjia, ont dit dans la rue qu’ils sont Mohamed, d’autres l’ont même gravé sur des pancartes et ont circulé avec dans les quartiers. D’autres, enfin, le font signaler dans les réseaux sociaux en ajoutant qu’ils ne sont pas Charlie – quand bien même ils associent ce nom à des images dans l’imaginaire collectif référant à quelque héroïsme abstrait dans la culture occidentale rapportée par les images, qui mêlent légendes cathodiques et réalités vécues.
En tout cas, la plupart avouent les valeurs dans lesquelles ils s’attachent, la paix entres les hommes et les groupes et le respect mutuel des croyances. Ou de l’incroyance. Ils disent «Je suis Mohamed», hommes et femmes, de tous les âges et conditions sociales, pour exprimer le refus à la fourberie politicienne, mandatée par les intérêts des puissances de pouvoir et d’argent, et à l’entourloupe des médias, «capables de relier le doute et la suspicion jusque chez les gens dans leur maison au risque de provoquer, n’importe où, le heurt sanglant entre les personnes en jouant sur les émotions.» 

Saturday, November 29, 2014

Regain d'intérêt pour les travaux universitaires sur l'onomastique

http://www.aps.dz/sante-sciences-tech/13306-regain-d-int%C3%A9r%C3%AAt-pour-les-travaux-universitaires-sur-l-onomastique


Regain d'intérêt pour les travaux universitaires sur l'onomastique
ALGER- L'onomastique, science des études sur les noms propres, connaît depuis quelques années un regain d'intérêt des étudiants, de plus en plus nombreux à présenter des travaux dans cette branche, a affirmé lundi à Alger le linguiste et chercheur algérien Farid Benramdane.
Intervenant dans le cadre de la rencontre "Des noms et des lieux", organisée au 19e Salon international du livre d'Alger (Sila), Farid Benramdane a estimé à une "vingtaine au minimum" le nombre de thèses (magistère et doctorat) en onomastique soutenues ces dix dernières années, un chiffre relativement important au vu de l'introduction "récente" de cette branche dans l'université algérienne.
Pour ce chercheur au Centre de recherches en anthropologie sociale et culturelle (Crasc), ces travaux sur la généalogie (noms des tribus) et la toponymie (noms de lieux), "essentiellement", renseignent sur "un besoin identitaire" chez l'étudiant algérien.
Elle sont également révélatrices de "l'importance" que revêtent ces études dans la "reconstruction" de l'identité algérienne après le "génocide culturel" perpétré par le colonisateur français à travers la constitution de l'état civil, véritable oeuvre de "dénationalisation", estime ce chercheur.
Organisée sur deux jours, cette rencontre a abordé, entre autres, les origines des noms propres en Algérie (personnes et lieux), à travers des interventions de chercheurs dont M. Benramdane qui s'est attaché à montrer les différentes influences (latines, arabes, espagnoles, turques, etc) dans le "substrat lybico-berbère" des noms algériens.
D'autres intervenants, à l'instar de l'expert international en toponymie, Brahim Atoui, ont proposé un aperçu sur l'évolution de noms de lieux en Algérie(avant, pendant et après la colonisation française) ou  encore étudié les noms propres utilisés chez des écrivains algériens.
Présentée avec une volonté manifeste de vulgariser cette science auprès des néophytes, cette rencontre a suscité un vif intérêt des visiteurs du Sila, contrairement aux autres rencontres thématiques, faiblement suivies.
Ces deux journées se voulaient également un hommage au penseur et homme politique algérien Mostefa Lacheraf  (1917-2000) dont le livre "Des noms et des lieux", écrit en 1998 est considéré comme une oeuvre fondatrice pour ces chercheurs.
Ouvert jeudi dernier, le 19e Sila se poursuit jusqu'au 8 novembre.