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L’association Ribin qui a pour objet la valorisation et l’entretien du petit patrimoine local (chemins, lavoirs, fontaines…etc), s’est aussi intéressée au patrimoine immatériel.
Un projet de collecte des noms de lieux de la commune de Logonna est donc engagé . Il s’agit de recueillir les noms de lieux qui n’ont pas été répertoriés sur les cartes et se transmettent oralement. Sont exclus de cette recherche les noms des parcelles privées que l’on peut trouver facilement dans les archives de la commune et les lieux dits figurant sur les cartes.
Cette microtoponymie est destinée à disparaître à court terme, car elle ne repose que sur la mémoire de certains. Elle illustre bien des aspects de la vie rurale des siècles passés dans la commune, des particularités botaniques, géologiques et autres.
A titre d’exemple voici quelques lieux connus des plus anciens (orthographe non garantie)
Toullic a louarn (à la pointe du Château)
Toul koch (entre le Bindy et le Yelen)
Poul lin (à Ste Marguerite)
Kareg a len (entre Pors Beach et Le Château)
Beg a hi
Le Dorgen
Reun ar vran
Enez vris (île tachetée, traduit actuellement par île grise)
On peut constater que la toponymie continue d’ailleurs d’évoluer, La Poste a rebaptisé « Ste Marguerite » un lieu-dit qui s’est toujours appelé Keroual, consacrant peut-être les usages des habitants les plus récents de la commune.
Une carte sera prochainement réalisée sur ce sujet.
La Maison des sciences de l'homme de Dijon a récemment développé, en lien et en complément du projet des Dictionnaires topographiques, une plate-forme de ressources toponymiques en ligne appelée PANDOR (Portail Archives Numériques et Données de la Recherche ) : Pandor - Toponymie de la France>>>
On y trouve trois grands types de ressources (cf. arborescence à gauche de l'écran) :
- des dictionnaires topographiques (y compris la refonte du Dictionnaire de l'Aisne par Jean-Claude Malsy, ou encore l'édition allemande du DT du Haut-Rhin, difficile à trouver)
- des sources diverses (pouillés, Feuda Gabalorum)
- des études et travaux de toponymie : par ex. la Toponymie de la France d'Auguste Vincent ou encore toute la Microtoponymie de la Bourgogne de Gérard Taverdet.
Cette collection, encore embryonnaire, a vocation à s'accroître. Il est possible de faire des recherches plein texte dans ces ressources depuis deux pages :
Le dreffia vous invite à la découverte du paysage et des noms des lieux-dits de Champdor, sous la conduite de Geneviève Lombard, auteur de l’ouvrage sur la toponymie de Champdor.
Venez découvrir Champdor du chemin de ronde de la tour du Château, ses maisons anciennes, Chomarasse et ses carrières, Crêt Garin et ses tombes, Les Trablettes et Les Lazines. Venez découvrir pourquoi ces lieux ont été nommés ainsi et bien d’autres choses encore... Randonnée de 6 km environ ; durée 5h ; dénivelé 71 m ; repas tiré du sac, facile et accessible aux enfants.
QUAND, OÙ ?
le 22/07/2017 à 09h45
Château de Champdor
rue du château
Champdor-Corcelles
ORGANISATEUR
Dreffia
04.74.36.05.48
Réservation au 04.74.32.07.31 avant le 21 juillet 2017. Lieu/site internet pour la réservation/l'inscription : Patrimoine des Pays de L'Ain.
Le second colloque de recherche Euro Amazighe est dédié á l'onomastique médiévale comme patrimoine immatériel á conserver et étudier. Patrimoine nécessaire pour comprendre l'histoire, la culture et l'identité des territoires et des groupes humains établis dans la Péninsule Ibérique et le Nord de l'Afrique et leurs interactions.
Argumentaire
L'objectif de cette rencontre scientifique est d'étudier les systèmes de dénominations des personnes et des lieux de l'Al-andalus et de l'Afrique du Nord au Moyen Âge à partir de différentes disciplines scientifiques comme la linguistique, la géographie, l'histoire et l'archéologie.
Ce colloque réunira dans ses sessions du 23 et du 24 mai, des chercheurs d'Algérie, d'Espagne, de France, d'Italie, du Marroc et de Tunisie qui exposeront leurs recherches sur l'onomastique médiévale de l'Afrique du Nord et de la Péninsule Ibérique.
Ce colloque est organisé par la Chaire Internationale de Culture Amazigh, la Fondation Euro arabe et la Fondation docteur Leila Mezian et compte sur la collaboration de l'Université de Grenade et l'Alliance Francaise de Grenade.
Programme
Martes 23 de Mayo
9h30 – 10h : Apertura
10h-12h: Sesión 1 Método y preservaciones de las lenguas bereberes
Abdallah Bounfour (INALCO) Quelques problèmes préalables au dictionnaire onomastique berbère médiéval.
Miguel Angel Manzano (univ Salamanca) Una herramienta digital para la historia y la geografía medievales: el diccionario de toponimia magrebí en la red (Dictomagreb).
Salem Chaker (univ Aix-Marseille) L’onomastique est au cœur de la “permanence berbère » de l’Afrique du Nord.
Hassan Akioud (IRCAM) Las lenguas de la toponimia marroquí: la importancia del amazige.
12h15 -14h15: Sesión 2 Onomástica berebere y contactos de las lenguas
Francis Manzano (univ Lyon) Quelques considérations sur les contacts de langues dans l’Andalousie médiévales : langues romanes, berbères, arabes, circulation lexicales et toponymiques.
Farid Benderamane (univ Mostaganem Alg) Toponymie et contact des langues amazigh et arabe au Maghreb : redondance sémantique, adaptation morphologique et translation symbolique.
Juan Antonio Chavarria (univ Madrid) Una muestra de la presencia de etnónimos beréberes en la toponimia histórica de Castilla la Mancha (España).
Ferdinando Maurici (Regione Siciliana) Toponimia árabe en Sicilia: una síntesis.
17h-19h: Sesión 3 Identidad cultural a través de la linguistica
Helena de Felipe (Univ Alcala) Espacio humano y espacio físico: etnotoponimia norteafricana.
Mehdi Ghouirgate (univ Bordeaux) La langue berbère al-Andalus (Xe-XVe siècles) un marqueur identitaire ?
Amal Ibabar (univ Biskra Algérie) Anthropo-toponymie aurésienne, un patrimoine qui cherche son histoire.
Meftaha Ameur (IRCAM) Anthroponymie amazighe : questions de filiation et d'appartenance.
19h15-20h15: reunion de trabajo
Miercoles 24 de Mayo
10h-12h : Sesión 4 Onomástica berebere medieval y lingüística
Kamal Nait Zerrad (INALCO) Toponymes et anthroponymes dans les sources médiévales : comparaison entre les ouvrages d’El Idrisi, El Bekri et Ibn Khaldoun.
Ahmed El Bahi (univ Tunis) Les grandes propriétés foncières en Ifriqiya pendant le Haut Moyen Âge.
Intissar Sfaxi (univ Aix-Marseille) Témoignage de la pérennité de l’usage anthroponymique et ethnonymique libyque au Moyen Âge dans Kitā al-‘ibar d’Ibn Khaldoun.
12h15-14h15 : Sesión 5 Reconocimiento de la diversidad de las lenguas
Mohamed Hassen (univ Tunis) Paysages et toponymie amazighe au Maghreb et en Andalus au Moyen- Âge.
Virgilio Mártinez Enamorado (univ Malaga) Hacia un reconocimiento integral de la toponimia andalusí del área malagueña: la toponimia a a partir de los Libros de Apeo del Occidente malagueño.
Maximiano Trapero (univ Las Palmas) Pervivencias de la lengua guanche en las Islas Canarias.
Deux passionnés d'Histoire et de sémantique, Paul Burgan et André Lafon nous éclairent sur la signification et l'origine des noms de lieux de Verlhac-Tescou et Mouillac. À découvrir !
D'où viennent les noms des lieux qui figurent dans nos villes et nos villages, sur nos cartes de France et de Navarre ? Quelle est leur signification ? Ces lieux-dits racontent l'histoire de notre terroir, des familles qui l'ont fait et y ont vécu.
Paul Burgan, un historien passionné
Depuis plusieurs années, Paul Burgan président de l'association Antonin Perbosc se passionne pour l'étude phonétique, historique, étymologique et sémantique des noms des lieux qui jalonnent nos campagnes. Après avoir publié un premier livre sur la toponymie de Montauban en 2014, qui traitait des noms de lieux et auquel il a consacré plusieurs années de recherche, Paul Burgan vient de publier deux nouveaux ouvrages. Le premier sur les noms de lieux de Mouillac et le second sur les noms de lieux de Verlhac-Tescou écrit à quatre mains avec son complice André Lafon.
«Notre premier ouvrage sur Montauban est sorti en 2006 et ça nous a demandé un travail considérable. Il faut aller chercher tous les documents anciens et quelquefois il y en a beaucoup. À Montauban certains cadastres avaient jusqu'à 800 pages. De plus les manuscrits sont difficiles à lire, ce qui rend la tâche plus ardue. Certains noms demandent plus de temps que d'autres. Le traitement linguistique est également assez compliqué» explique-t-il.
84 toponymes à Mouillac
«À Mouillac, plutôt que de présenter les 84 toponymes de la commune par ordre alphabétique, nous avons préféré découper le territoire en trois secteurs, pour réaliser des cartes lisibles avec les toponymes qu'ils contiennent. Le livre propose plusieurs itinéraires aux curieux ou aux amateurs d'histoire ou de randonnées, permettant d'apercevoir tous les lieux-dits présentés» ajoute Paul Burgan.
À Verlhac Tescou, une démarche collective
La même démarche a été effectuée sur le village de Verlhac Tescou, en collaboration avec l'association Hiaude (Hier Aujourd'hui Demain). Le président Guy Roumagnac a été séduit par la démarche et a préfacé l'ouvrage de Paul Burgan et André Lafon avec des mots qui donnent envie d'en savoir plus : «Comme un écho venu du fond des temps, les noms des lieux se déforment, se transforment, s'agglutinent, disparaissent et parfois réapparaissent des siècles plus tard. Ils nous parlent d'histoire, de géographie, de terroir. Apportés par les Celtes, les Romains, les Germains, les Occitans, parfois oubliés puis ressuscités, pour certains francisés, la plupart de ces noms nous sont ici rendus, resitués et analysés. Ils nous parlent d'histoire, de géographie, de terroir. Ils nous parlent aussi de ce petit coin d'Occitanie entre Tescou et Tescounet, de leur travail, de leur apparence et même de leurs travers. Voilà ce que nous apprend ce petit livre à la fois étonnant, touchant, poétique parfois» écrit-il.
Tout le village, le maire en tête s'est impliqué dans ce projet et 50 exemplaires ont été retenus pour être offerts aux nouveaux arrivants afin de les familiariser avec le village» se réjouit Paul Burgan, le seul en France à avoir effectué ce type de recherches.
Paul Burgan, reconnu par les archives nationales
Ce travail sur l'histoire des noms, unique en France a été remarqué par les Archives Nationales, qui ont invité récemment Paul Burgan à faire une conférence sur le sujet en présentant le livre sur la toponymie de Montauban. «On m'a demandé de faire la version écrite dans la revue d'onomastique, branche de la lexicologie qui a pour objet l'étude des noms propres : leur étymologie, leur formation, leur usage à travers les langues et les sociétés» se réjouit-il. Une reconnaissance pour l'historien montalbanais.
Ces deux ouvrages sont disponibles dans les mairies des deux villages concernés et dans les librairies montalbanaises, chez Deloche et La femme Renard.
Jacques Teisseire a étudié la signification et l' étymologie des noms propres du Comminges./Photo DDM
Le samedi 23 avril, Jacques Teisseire donnera, à Aurignac, une conférence sur la toponymie du Comminges (branche qui étudie les noms propres). Rendez-vous est donné à 10 h 30 à la librairie-tartinerie L'Escale. Depuis qu'il vit en Comminges, Jacques Teisseire a réalisé un impressionnant travail de recherche onomastique et il a consulté bien des documents : des cartulaires régionaux, des dictionnaires topographiques, des cartes anciennes, des plans cadastraux… Il a aussi recueilli un grand nombre d'attestations historiques et d'hypothèses relevées dans les ouvrages sur la toponymie des localités du Haut-Comminges. Après douze ans de recherches passionnées, il est aujourd'hui l'auteur d'un ouvrage référence sur les noms de lieux du Haut-Comminges, édité par l'Ostau Comengés, pour les spécialistes comme pour le grand public.
Les universitaires au Colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et le Sahel ont recommandé, mercredi à Constantine, au terme de leurs travaux, la création de commissions nationales de toponymie.
La commission, appelée à superviser la transcription des noms géographiques en caractères latins, veillerait à l’unification de l’écriture des lieux géographiques sur les cartes, les panneaux de signalisation des villes et les sites archéologiques, ont souligné les participants à cette rencontre, ouverte lundi dernier dans un hôtel de la ville de Constantine. Il a également été suggéré le recours à une « démarche participative » impliquant les instances concernées pour « refléter le patrimoine culturel d’une région dans la nomination des lieux », et le « respect du caractère plurilinguistique en tant que facteur identitaire dans l’usage onomastique». Les universitaires, experts et représentants d’organismes internationaux concernés par l’onomastique ont aussi proposé de « veiller à l’application des recommandations du groupe d’experts des Nations-unies (GENUNG) relatives aux noms géographiques ».Au dernier jour de ce Colloque international, les communications ont porté sur « l’interconnexion linguistique » des noms géographiques dans le monde. Djamel Nahali, de l’université de Batna, soulignant l’existence de « contacts de langues amazighe, arabe et française dans les noms de lieux de la capitale des Aurès », a précisé que cette « cohabitation » a donné lieu à des « formes onomastiques imbriquées ».
Il a attiré l’attention, dans le même contexte, sur « l’importance d’adopter une toponymie qui reflète des pans de l’histoire d’une région », expliquant qu’en Espagne, 50 % des noms de lieux sont « d’origine arabe ».
De son côté, le jordanien Ibrahim Abdallah Al Djaber membre de la division arabe du GENUNG a annoncé le lancement officiel, depuis Constantine, du site électronique de ce groupe. (www.adegn.net). Cet expert a précisé que le site, élaboré en langues arabe et anglaise, englobe l’essentiel des informations sur le GENUNG, ses actions, ses missions et les rencontres périodiques de ses membres. Affirmant que son lancement du site depuis la ville des ponts est « une manière d’appuyer les efforts arabes déployés dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’ONU relatives à la romanisation des lieux géographiques », Al Djaber a invité les présents à contribuer, par leurs études et analyses, à enrichir le contenu du site électronique.
Organisé par le département Colloques de la manifestation « Constantine, capitale 2015 de la culture arabe », cette rencontre internationale a vu la participation de plusieurs universitaires et experts algériens et étrangers, venus des pays du Sahel, d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Les communicants ont rapporté les expériences de leurs pays dans la toponymie et les problèmes rencontrés sur le terrain.
Éditions L'Harmattan - Collection « Nomino Ergo Sum » Août 2015 ISBN : 9782343063591 314 pages 32 €
La microtoponymie est l’étude des lieux-dits d’une région bien délimitée. Elle concerne non seulement les lieux habités (villages, hameaux, fermes isolées) mais aussi les noms de parcelles cultivées ou non, et les points remarquables (bois, cours d’eau, marécages, hauteurs, landes, etc.). Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le moindre de ces lieux avait, ou avait eu, un nom comme en témoignent les terriers d’Ancien Régime et les plus anciens cadastres. La présente étude de la microtoponymie de la commune de Vebret, dans le nord-ouest du Cantal, basée sur les documents d’archives, notamment le cadastre dit «napoléonien» de 1827, et sur les témoignages oraux en auvergnat, s’attache à élucider l’origine et la signification de plusieurs centaines de ces lieux-dits, ainsi que leur répartition et leur survie actuelles. Jusqu’à présent peu de publications avaient été consacrées à l’étude exhaustive de la microtoponymie d’une commune française.
L’AUTEUR
L’auteur est philologue universitaire à la retraite. Une partie de sa famille est originaire de la commune de Vebret (Cantal) qu’il connaît parfaitement grâce à de longues promenades dans les différents secteurs de cette vaste commune. Ses premiers travaux avaient concerné le provençal rhodanien, celui du grand poète Frédéric Mistral. Puis, avec Ph. Olivier, et à son instigation, il a participé à l’édition d’un certain nombre de textes en auvergnat médiéval. Ce travail sur la microtoponymie de Vebret est un témoignage de fi délité de l’auteur à ses racines auvergnates..
PRÉSENTATION DE L'OUVRAGE
Cadre géographique et géologique : cadre climatique, sources et puits, marécages et tourbières, rivières et ruisseaux. Philippe Olivier
Cadre linguistique : adoption d’une graphie inspirée de la graphie mistralienne. Le parler du Vebret appartient à la langue d’Oc –ou Occitan- c’est un passage qui intéressera tous les romanistes (pp 16 à 20). La documentation et la méthode d’études part du cadastre napoléonien (CN) en fait daté de 1828 soit plus de 5070 parcelles cadastrées et 609 entrées principales. La défectuosité des graphies due au fait que les rédacteurs du cadastre ne comprenaient pas le parler de Vebret a conduit l’auteur à procéder à une vaste enquête orale commencée il y a plus de 30 ans – démarche aujourd’hui impossible à cause de la disparition de 80% des témoins.
Cette enquête a été obligatoirement complétée par une reconnaissance sur le terrain indispensable pour éviter certaines confusions. Les archives permettent d’identifier un certain nombre de lieux-dits. Les manuels permettent aussi un nombre non négligeable d’identifications. Nous présentons enfin brièvement les notices et leur organisation.
Après cette introduction suit le corps de l’oeuvre. D’abord les villages et lieux habités, puis les villages abandonnés, ensuite les bâtiments d’exploitation agricole, puis les agronymes, les oronymes, les anthroponymes et quelques autres rubriques de moindre importance. Ensuite un important chapitre est consacré aux hydronymes (pp 149 à 197) : on est surpris de l’abondance des termes ayant trait à l’eau. Mais cela s’explique facilement : Vebret est traversé par 3 cours d’eau permanents qui alimentaient de nombreux moulins. Dans une civilisation rurale, l’eau était importante pour le bétail, d’où de nombreux aménagements.
Au total quelle conclusion pouvons-nous en tirer ? La microtoponymie de Vebret nous offre le tableau d’une société rurale, étonnement stable jusqu’à l’orée du XXe siècle et qui a été bouleversée par les Deux Guerres Mondiales. Et sur le plan linguistique nous avons pu dresser la description d’un parler en voie d’extinction.
Awrès ou Awras est le plus ancien oronyme de l’Afrique du nord. Il est cité dès le IIe siècle par Ptolémée sous le nom « Audus » : « Au midi des Cirtésiens et de la Numidie habitent, au pied du mont Audus, les Misulames ». Le poète épique romain Corippe ayant vécu au VIe siècle évoqua la « Aurasitana manus » (l’armée aurassienne): «Aurasitana manus celsis descendit ab oris », l’armée aurassienne descendant de sa montagne, pour rejoindre la coalition berbère réunie sous les ordres du chef Antalas afin d’affronter le général byzentin Jean Troglita (la Johannide., II, 149). L’historien byzantin Procope de Césarée quant à lui , évoque l’Aurès sous le nom de « Mons Aurasius », que certains auteurs français ont traduit par « Aurasion » , ou « Aurasio » (1). Dans d’autre traductions ont retrouve même « mont Aurase » : « Jabdas (sic) demeura ferme à la tête de vingt mille homme, et entra dans le fort de Zerbulon , qu’il avait construit sur le montAurase » ( La guerre Vandale) . Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière dans son dictionnaire géographique (1768) dit : « Aurase : Quelques uns comme Baudron éd. 1705, disent AURAIS, d’autres, comme Marmol , disent Aurae . Baudrand , éd. 1682 dit aussi Auras . Il l’appelle en latinMons Aurasinis et dit que son ancien nom est Audus . Corneille dit [qu’il y a] en fait deux montagnes, l’une nommée Aurais, l’autre Auraz , en quoi il se trompe » (2) . Chez les auteurs français, les formes Auras, Aurais, et Auraz , évoluerons en Aourâs et finissent par nous donner la forme qu’on connait aujourd’hui : Aurès . Les chroniqueurs arabes utilisèrentAurasius de Procope et en ont fait اوراس (Awras) comme : Ibn Khaldoun , Léo l’Africain , Al Bakri , et Al Idrissi . Selon Thomas Shaw, les turcs désignaient l’Aurès sous le vocable « Evress » (3) . Origine du mot Aurès En thachawith on prononce « awres » , adhrer n wewres ( mont de l’Aurès) . C’est le nom d’une petite chaîne qui va de Tamza (wilaya de Khenchela) vers la vallée du Mellagou (4) , et dont le sommet est appelé «ixef n ousserdhoun» (pic du mulet). Le nom Awres s’est étendu ensuite sur l’ensemble du massif. Le structure du mot Awres est typiquement berbère : a-CCEC est un schème nominal très fréquent; on le rencontre, dans plusieurs adjectifs : arguez, akses , arkes . Bien qu’il existe plusieurs hypothèses sur la signification du mot Awres , la plus plausible est celle qui fait référence à la couleur « rouge » , « ocre » , « rousse » . Il est vrai que la couleur rouge de la chaîne de l’ouest de Tamza qui a donné son nom à tout le massif, est très visible sur la photo (voir la photo ci-dessus). La richesse en oxyde de fer donne à cette montagne cette couleur ocre qui la distingue du reste du massif aurassien . Awres /Ares L’existence du mot « Ares » très proche de awres qui se réfèrent à la même couleur, donne encore plus de crédit à cette hypothèse. En effet, « yis ares » désigne un cheval » bai, alezan ». « Thahuthtarest » signifie une ’’fille rousse’’. Chez les Aïth Saïdh de Rmila , les Aïth Oujana de Chélia ( wilaya de Khenchela) , ainsi que dans l’ighzar Amellal ( W. Batna ), le terme est encore usité aujourd’hui . On s’étonnera au passage que les rédacteurs de l’encyclopédie berbère aient évoqué l’existence de l’adjectif « Aras » au Maroc et en Kabylie et ne pas en avoir signalé l’usage dans l’Aurès. Awres / Tawrest L’historien arabe Al-Bakri nous informe de l’existence, dans la région de Msila, d’une ville antique nommée « Tawrest », تاورست, et qu’en langue berbère signifie « la rouge » : (5) »مدينة خالية تُسمى بالبربرية « تاورست » تفسيره « الحمراء » وهي مبنية بالصخر على واد عذب » Dans la traduction française du livre d’Al-Bakri, on peut lire à la page 320 : « On y voit encore une autre ville antique sans habitants, et qui s’appelle en langue berbère »Taourest » c’est-à-dire la rouge » (6) .
Le Père blanc Huyghe dans son « Dictionnaire chaouia – arabe – kabyle & français » sous le terme « auras » écrit : « Auras : rouge, azeguagh […..] Ce mot actuellement hors d’usage en chaouia, se retrouve en kabyle sous une forme un peu différente et avec une signification également différente aras, roux, brun. Le sens de auras, nous est fourni par le géographe arabe El-Bekri, qui cite une ville du nom de Taourest….., ce qui veut dire la rouge » . Awres / Aurasi Emile Masqueray parle d’une inscription qui contient le mot « AURASI » (s’écrit AVRASI en latin) qu’il a étudié en mai 1876 sous la recommandation de son ami Letourneux . Elle est localisée au sud-est de Thazzoult , à Ahenchir d’Oued Bur ou bour ( Ighzar n bour , ou bour n’Aïth Zyan). « AVRASI est-il un nom de lieu, comme le veut M. Letourneux ? Est-il un surnom tiré du mont Aourâs lui-même ? ab ipso monte Aurasio ductum ? Ce peut être un nom de lieu terminé par l’adjonction ‘’i’’. Ainsi les noms Djidjell (Djidjlli) , Chull (Chulli ) , Thamugad ( Thamugadi ) ….. Nous n’avons pas à insister sur ce point de philologie, mais il est très admissible que le mot Aurasi ait été formé comme Thamugadi » écrit-il . La deuxième hypothèse qu’il avance est que le »Aurasi » nom de lieu soit utilisé comme surnom. Il donne de multitude d’exemple d’hommes qui ayant pris les noms de leur village comme surnom. Selon cette hypothèse l’inscription serait une dédicace à un homme originaire de la petite chaîne de « Awres » et qui est enterré à « ighzar n bour » près de Tazzoult , c’est-à-dire à 80 kilomètre du lieu de sa naissance ; « Le caïd de Ouâd Abdi affectent (sic) d’appeler Aourâs le ras Aserdoun qui domine Khenchela (Mascula) » conclu E. Masqueray dans sa notice archéologique de la province de Constantine .
Awaris/Awras /Abaritana/Abaris Pour J. Desanges le vocable Abaritana mentionnée au Ve siècle par l’évêque Quoduultdeus de Carthage, puis par Victor de Vita pourrait être une partie reculée de la Gétulie, et elle ne serait donc en réalité qu’un avatar du mot Aurès. Il voit des correspondances phonétiques entre Abaritana/Abaris et Awaris/Awras (7) .
Aurès /Maure/ Abaritana Dans le même sillage , Lionel Galand a vu une ressemblance entre les termes ayant été utilisés pour désigner l’Aurès et les mots « Maures » et « Abaritana » : « Les appellations Aurasion,Aurasius ont fait l’objet d’un double rapprochement intéressant: d’une part avec le nom des Maures, d’autre part avec celui de Abaritana (ou Auaritanaregio) ». Aurès /Arzoun Cette hypothèse a été émise par Letourneux au XIXe siècle , l’Aurès signifierais pays de cèdre, cet arbre occupaient jadis des immenses espaces dans le massif. Awres viendrais donc du mot hébreu Arzoun (cèdre). Cette hypothèse qui était pourtant la seule à cette époque, à cause du manque du développement des études de la langue berbère, était loin d’avoir l’adhésion de tous les spécialistes de l’Aurès. Le colonel de Lartigue a déjà émis des doutes dans sa monographie de l’Aurès sur l’origine sémitique du mot , privilégiant l’origine locale : « La signification du mot AURES ou AOURES comme le prononcent les indigènes n’a pu encore être déterminé ; c’est probablement un nom d’origine berbère, qu’on retrouve donné à d’autre montagnes, notamment au djebel AOURES prés de KHENCHELA . Certains auteurs ont voulu faire dériver ce nom du mot hébreu « ARZOUN » (cèdre), et les immenses forêts de cèdres qui ont recouvert autrefois et recouvrent encore une partie du massif prêteraient quelques vraisemblances à cette étymologie. On l’écartera cependant car il n’y a pas vraisemblance que les israélites aient pénétré le pays avant la conquête des romains qui appelaient cette contrée « MON AURASIUS« » (8).
Jugurtha Hanachi
1-MASQUERAY P., De Aurasio Monte, Paris, 1886. 2-Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière « Le Grand Dictionnaire géographique historique et critique » (1768) . 3-Dr Shaw « Voyage dans la régence d’Alger » , traduit e l’anglais par J Mac Carty , Paris 1830. 4-En examinant les premières cartes établies par les géographes de l’Armée française sur la base des renseignements fournis par la population locale : le terme de ‘’Djebel Aourès’’ n’y figure en effet que dans la moitié est des feuilles 29 et 38 où il désigne que cette chaîne. صفحة 141-142 المغرب في ذكر بلاد افريقية و المغرب5- Abd Allāh ibn ʻAbd al-ʻAziz Al-Bakri : Description de l’Afrique septentrionale, page 320 . 6-J. Desanges et S. Chaker, « Abaritana ou Avaritana provincia », in Encyclopédie berbère, 1 | Abadir – Acridophagie [En ligne], mis en ligne le 01 décembre 2012, consulté le 15 avril 2015. URL : http://encyclopedieberbere.revues.org/772 . 7-Raoul-Julien-François de Lartigue (Lt-colonel.) , Monographie de l’Aurès
In unserer Serie betrachten wir den Ursprung Langweids einmal näher
Von Jürgen Dillmann
Unsere heutige Gemeinde liegt etwa 15 Kilometer nördlich von Augsburg am Lech. Bedeutend für die Entwicklung des einst ländlich strukturierten Ortes war der Bau des Lechkanals und des bis heute umweltfreundlich Strom liefernden Wasserkraftwerks Anfang des 20. Jahrhunderts.
Ein Teil der historisch bedeutsamen Anlage ist mittlerweile übrigens zu einem weithin renommierten, sehr sehenswerten Strommuseum umgebaut worden. Höhepunkt ist eine trockengelegte, begehbare Turbine, die das Funktionieren der Wasserkrafttechnik veranschaulicht.
All das ist sicher. Unsicher dagegen sind die Herkunft und auch die tatsächliche Bedeutung des Namens Langweid.
Im Gebiet des Ortes siedelten bereits die Römer und später, so belegen Reihengräberfunde, befand sich hier eine alemannische Niederlassung. Im Jahr 1143 wird die Siedlung als Lanchwate erstmals in einer Urkunde erwähnt.
Namen für Orte an Flüssen sind nicht selten
Im Laufe der Jahrhunderte änderte sich die Schreibweise, sicherlich auch mundartlich beeinflusst: Languatun, Lanqait, Lanckwayt, um nur einige aufzuzählen. Im Internet präsentiert sich heute die Gemeinde als „expandierende Insel in einer langen Weide“. Klingt gut, doch diese Deutung halten die Ortsnamen-Experten Walter Pötzl und Wolf-Armin Freiherr von Reitzenstein für fragwürdig.
Beide halten eine andere Bedeutung für wahrscheinlicher. Als Grundwort bietet sich das althochdeutsche Wort für Furt, nämlich wat, an. Unstrittig ist die Bedeutung der ersten Silbe, denn althochdeutsch heißt lanc lang. Demzufolge würde Langweid Siedlung an der langen, also seichten Stelle, an der man den Fluss überqueren konnte, kurz: Ort an der Furt bedeuten. Derlei Namen für Orte an Flüsse sind nicht selten, man denke beispielsweise an das unterfränkische Ochsenfurt oder auch an Frankfurt.
Ein Bezug zur Lage am Lech findet sich auch im seit dem Jahr 1955 geführten Wappen der Gemeinde. Gespalten von Rot und Silber durchquert schräg von oben rechts nach links ein stilisierter blauer Fluss das Wappen. Die Farben Rot und Silber weisen auf die Zugehörigkeit zum Augsburger Domkapitel hin.
Par Frédéric Giraut, Spécialiste de Géographie politique
L’extrême droite xénophobe en France cultive son populisme avec un discours simpliste sur le supposé nécessaire bon sens contre les idéologies. Elle conteste ainsi systématiquement toute une série d’initiatives municipales, départementales ou régionales pour leur caractère internationaliste et intellectuel, dans le domaine culturel et mémoriel. Sa rhétorique réactionnaire est bien souvent conforme à la grille de lecture proposée par l’économiste américain Albert O. Hirschman (1915-2012). Ce discours rejoint celui de la droite promotrice de l’identité nationale puisqu’il invoque l’inanité de ces initiatives culturelles. On leur prête des effets pervers qui contribueraient à la perte des repères et à la mise en péril des valeurs essentielles à la cohésion nationale.
La toponymie, en tant que domaine du symbolique et de l’idéologique, est souvent renvoyée, dans ce type de discours, à l’inanité par rapport aux vraies questions qui seraient celles de la vie quotidienne locale et des nécessaires économies à faire. Dans des contextes très différents, c’est souvent avec ces arguments que sont rejetées ou contestée des initiatives féministes ou internationalistes par les nouveaux élus d’extrême droite, mais aussi par de nouvelles équipes municipales qui se révèlent également réactionnaires sur ce terrain.
À Elne, à Limeil-Brévannes ou à Romorantin où des noms féminins célébrant des figures nationales et internationales de résistantes ou de féministes prévus pour de nouvelles rues sont abandonnés ou contestés sous différents prétextes. On préfère ainsi une rue Canigou à une rue Rosa Parks ou Olympe de Gouges à Elne, tandis qu’à Limeil-Brévannes la nouvelle municipalité revient sur une nomination prévue également selon cette dernière figure historique emblématique pour les mouvements féministes pour promouvoir cette fois d’autres figures féminines plus locales, enfin une élue Front National à Romorantin traite cette même icône féministe de « non Solognote » et « d’assimilée à une prostituée » pour contester la nomination d’une allée à son nom.
Un beau terrain pour ce type de combat politique réactionnaire et très idéologique est celui des nominations en Nelson Mandela. Celles-ci étaient combattues dans les années 1980 car elles célébraient un communiste et un terroriste. Au Royaume-Uni, en France et aux Pays-Bas, la décision de renommer un lieu Nelson Mandela put même être renversée par de nouvelles équipes, ainsi à Sartrouville en 1989.
L’extrême droite intervint même spectaculairement sur ce terrain à la fin des années 1990 alors que Nelson Mandela président de la nouvelle Afrique du Sud et Prix Nobel de la Paix avait déjà acquis un statut de figure internationale de défense des droits de l’homme et de la paix. Ainsi la place Nelson Mandela de Vitrolles devint la Place de Provence, tandis qu’ailleurs dans la ville prise par les époux Mégret, une figure d’extrême droite (Jean-Pierre Stirbois) pouvait être célébrée en lieux et place d’une autre figure postcoloniale comme Jean-Marie Tjibaou.
Ces initiatives réactionnaires veillèrent en usant de grosses ficelles à ne pas pouvoir être clairement associées à des motivations racistes ou sexistes, soit en promouvant en contrepartie des figures et symboles locaux et régionaux provençaux dans le cas de Vitrolles, et/ou en promouvant des figures féminines ou noires en lieu et place des débaptisés : Marguerite de Provence à la place de Dulcie September (la représentante assassinée de l’ANC en France) à Vitrolles ; Felix Eboué à la place de Nelson Mandela à Sartrouville.
La nouvelle vague d’élus d’extrême droite est amenée à se prononcer sur des nominations en Nelson Mandela, dans un autre contexte qui est celui d’une célébration quasi universelle, y compris par la droite, d’une figure des valeurs démocratiques et de la défense des droits de l’homme. Ainsi les initiatives dans ce sens fusent depuis le début des années 2010 et particulièrement depuis fin 2013 et la mort du grand homme. Il est parfois mis sur le même plan par la droite que le co-récipiendaire du prix Nobel et ancien dirigeant du régime d’apartheid Frederik de Klerk, ou peut servir à effacer la mémoire des combats de municipalités communistes antérieures comme à Yerres où le nom de Mandela est donné au pont de Soweto qui commémorait le martyr des militants anti-apartheid en Afrique du Sud ou à Saint-Cyr, lorsque le nom de Nelson Mandela est donné à une rue Georges Dimitrov, résistant anti-nazi et premier dirigeant du parti communiste Bulgare.
Mais les élus d’extrême droite, loin de participer à cette célébration à géométrie variable de l’icône Mandela, s’y opposent avec une constance remarquable. Les arguments sont cependant différents selon que les élus s’alignent sur le discours officiel de la direction du Front National en quête de respectabilité ou font ressortir un naturel bien souvent présent sur le terrain. Ainsi, depuis les élections municipales de 2014, à Toulon, Lomme, Lyon et Saint-Etienne, les élus du Front national ont refusé de voter pour la nomination en Nelson Mandela respectivement du parvis de la nouvelle gare, d’un établissement régional d’enseignement adapté (EREA) et de deux esplanades.
Ils ont argué dans le premier cas du mauvais traitement infligé à la mémoire du général putschiste Salan, célébré en son temps par la mairie Front National, dans les deux cas suivants d’une opposition à « l’internationalisation de la ville » et enfin à Saint-Etienne ils ont repris l’antienne sur le caractère communiste et terroriste de Nelson Mandela et sa contribution seulement passive à la sortie de l’apartheid.
Enfin, à Béziers, le nouveau maire d’extrême droite a dans un premier temps voulu débaptiser la toute récente école Nelson Mandela sise dans la nouvelle rue Frederik De Klerk, pour lui donner le nom d’un poète occitan subitement décédé, avant de se rétracter. Mais loin d’abandonner le terrain toponymique, pourtant a priori si éloigné de ses discours pragmatiques et anti-idéologiques, il a, à la manière de ses prédécesseurs maires Front National des années 1990, entrepris d’effacer le souvenir des accords de paix d’Evian scellant la dernière guerre coloniale française pour célébrer un de ses acteurs engagés.
Ainsi, malgré son discours visant à délégitimer la promotion de figures idéologiques dans la toponymie, l’extrême droite est régulièrement tentée de mettre en avant son propre panthéon, fait notamment de figures coloniales et singulièrement des jusqu’au-boutistes de l’Algérie française.
Il ne faut jamais désespérer de l’extrême droite, son naturel et ses références historiques et idéologiques sous-jacentes ne demandent qu’à ressortir à la moindre occasion.
Frédéric Giraut dirige le département de géographie et environnement à l’université de Genève