A new episode of the ARTE/ZDF series "Stimmt es, dass...?" ("Is It True That...?"), released on 19 August 2026 and running 24 minutes, turns its lens directly on onomastics - and does so with a thesis any name scholar will find immediately compelling: surnames feel timeless and self-evident, but they are, historically speaking, remarkably young.
What makes the film's framing genuinely valuable, rather than merely descriptive, is its central argument: surnames were never solely tools of practical orientation. Across both case studies, the film insists, surnames functioned as instruments of ordering, control, and the assignment - or denial - of belonging. This is precisely the insight that animates serious onomastic scholarship: a name is never neutral information. It is a technology of the state, of the market, and of the community, deployed to sort people, make them legible to bureaucracies, and draw lines around who belongs where.
For readers of this blog, the film offers an efficient, well-paced 24-minute entry point into a set of ideas - surname standardization as a form of governmentality, the tension between organic and imposed naming systems, and the long historical arc connecting Hanseatic merchant ledgers to 20th-century nation-building - that usually require far denser academic reading to access. It's a good one to recommend to students, or to anyone who has never quite stopped to ask why they have the surname they do.
Watch it here: ZDF Mediathek (also available via arte.tv)
Recommandation de film : « N'avions-nous pas de noms de famille autrefois ? » – Est-ce vrai que...?
Un nouvel épisode de la série ARTE/ZDF « Est-ce vrai que...? », sorti le 19 août 2026 et d'une durée de 24 minutes, s'intéresse directement à l'onomastique - et ce, avec une thèse qui séduira immédiatement tout chercheur en études des noms : les noms de famille paraissent aller de soi, mais ils sont, d'un point de vue historique, étonnamment récents.
Le documentaire retrace l'émergence du nom de famille depuis ses origines dans les villes marchandes médiévales européennes, où la croissance démographique et la complexité croissante des transactions commerciales et juridiques rendaient les seuls prénoms insuffisants pour identifier les individus de manière fiable - une histoire familière aux onomasticiens, mais rarement expliquée de façon aussi accessible à un large public. À partir de là, le film opère un saut chronologique et géographique audacieux, en suivant l'histoire de l'adoption des noms de famille jusqu'à la Turquie du XXe siècle, où la loi sur les noms de famille de 1934 (imposant à tous les citoyens l'adoption d'un nom de famille fixe, dans le cadre des réformes kémalistes plus larges) offre un cas récent et parlant d'imposition étatique, descendante, du nom de famille - un contrepoint utile à l'émergence organique et ascendante des noms de famille dans l'Europe médiévale, des siècles plus tôt.
Ce qui rend le film véritablement précieux, au-delà de la simple description, c'est son argument central : les noms de famille n'ont jamais servi uniquement à l'orientation pratique. Dans les deux cas étudiés, affirme le film, les noms de famille ont fonctionné comme des instruments d'ordre, de contrôle et d'attribution — ou de refus — de l'appartenance. C'est précisément l'intuition qui anime la recherche onomastique sérieuse : un nom n'est jamais une information neutre. C'est une technologie de l'État, du marché et de la communauté, déployée pour classer les individus, les rendre lisibles aux administrations, et tracer des frontières quant à qui appartient où.
Pour les lecteurs de ce blog, le film offre une entrée efficace et bien rythmée de 24 minutes dans un ensemble d'idées — la standardisation des noms de famille comme forme de gouvernementalité, la tension entre systèmes de nomination organiques et imposés, ainsi que le long arc historique reliant les registres marchands hanséatiques à la construction nationale du XXe siècle — des idées qui exigent habituellement une lecture académique beaucoup plus dense. Un bon conseil à donner à des étudiants, ou à quiconque ne s'est jamais demandé pourquoi il porte le nom de famille qu'il porte.
À voir ici : ZDF Mediathek (également disponible sur arte.tv)
Filmtipp: „Hatten wir früher keine Familiennamen?" – Stimmt es, dass...?
Eine neue Folge der ARTE/ZDF-Reihe „Stimmt es, dass...?", veröffentlicht am 19. August 2026 mit einer Laufzeit von 24 Minuten, widmet sich direkt der Onomastik – und das mit einer These, die jeden Namenforscher sofort überzeugen dürfte: Nachnamen wirken selbstverständlich, doch sie sind historisch betrachtet erstaunlich jung.
Die Dokumentation verfolgt die Entstehung des Familiennamens zurück zu ihren Ursprüngen in mittelalterlichen europäischen Handelsstädten, wo wachsende Bevölkerungszahlen und zunehmend komplexe wirtschaftliche und rechtliche Transaktionen einzelne Vornamen zur zuverlässigen Identifizierung von Personen nicht mehr ausreichen ließen – eine Geschichte, die Namenforschern vertraut ist, hier jedoch selten so zugänglich einem breiten Publikum erklärt wird. Von dort aus wagt der Film einen kühnen chronologischen und geografischen Sprung und verfolgt die Geschichte der Nachnamen-Einführung bis in die Türkei des 20. Jahrhunderts, wo das Nachnamengesetz von 1934 (das alle Bürgerinnen und Bürger zur Annahme eines festen Familiennamens verpflichtete, Teil der umfassenden kemalistischen Reformen) einen anschaulichen, vergleichsweise jüngeren Fall von staatlich verordneter, von oben durchgesetzter Namensgebung bietet – ein passendes Gegenstück zur organischen, von unten gewachsenen Entstehung der Nachnamen im mittelalterlichen Europa Jahrhunderte zuvor.
Was den Film wirklich wertvoll macht, über die reine Beschreibung hinaus, ist seine zentrale These: Nachnamen dienten nie nur der praktischen Orientierung. In beiden Fallbeispielen, so die Doku, fungierten Nachnamen als Instrumente der Ordnung, der Kontrolle und der Zuweisung – oder Verweigerung – von Zugehörigkeit. Genau das ist die Erkenntnis, die ernsthafte onomastische Forschung antreibt: Ein Name ist niemals eine neutrale Information. Er ist eine Technologie des Staates, des Marktes und der Gemeinschaft, eingesetzt, um Menschen zu sortieren, sie für Verwaltungen erfassbar zu machen und Grenzen zu ziehen, wer wohin gehört.
Für die Leserschaft dieses Blogs bietet der Film einen effizienten, gut getakteten 24-minütigen Einstieg in eine Reihe von Ideen – Nachnamenstandardisierung als Form der Gouvernementalität, die Spannung zwischen organisch gewachsenen und staatlich verordneten Namenssystemen, sowie den langen historischen Bogen von hanseatischen Handelsbüchern bis zum Nationenbau des 20. Jahrhunderts – die normalerweise wesentlich dichtere akademische Lektüre erfordern würden. Ein guter Tipp für Studierende oder für alle, die sich noch nie gefragt haben, warum sie eigentlich den Nachnamen tragen, den sie tragen.
Hier ansehen: ZDF Mediathek (auch verfügbar über arte.tv)
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