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Friday, February 17, 2023

Appel à contribution – Noms d’une bête ! L’usage linguistique et culturel des noms d’animaux dans l’Antiquité et le Moyen Age

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Le réseau de recherche Zoomathia organise à Montpellier avec le laboratoire Crises et en association avec le réseau Animed du 19 au 21 octobre 2023 un colloque international consacré aux zoonymes.

Ce colloque s’intéresse à plusieurs usages linguistiques et pragmatiques des zoonymes et aux animaux vrais qui les motivent : ceux qui ont plusieurs noms (polyonymie) et ceux qui n’en ont pas, ceux qui partagent leur nom avec d’autres animaux, ceux qui donnent leur nom à des hommes, des lieux, des maladies ou d’autres objets du monde (ou le reçoivent d’eux), ceux qui changent de nom (métonomasie) et de nature dans le temps ou en passant à une autre langue, ceux qui se construisent une existence naturaliste sur la seule base d’un nom (“animaux de papier”)…

Il s’agira d’explorer non seulement la tradition propre à l’Antiquité, mais aussi sa réception au Moyen Âge, et la façon dont se fabriquent alors aussi des nouvelles façons de nommer les animaux. Les langues concernées sont toutes celles des cultures de l’Antiquité classique (grec, latin, langues de l’Égypte, langues ouest-sémitiques). Pour le Moyen Age, on abordera aussi les zoonymes en persan, en arabe, dans les langues slaves et également les langues vernaculaires (français, italien…)… Entre toutes ces langues, les questions de traduction propres à la littérature zoologique sont particulièrement intéressantes à envisager.

Il s’agira donc de « saisir l’animal par ses noms », à travers des questions étymologiques, onomatopéiques, manifestant des phénomènes de dérivation ou de métaphores. On s’efforcera aussi de voir ce que la zoonymie révèle des conceptions du monde, notamment quand à travers les liens entre zoonymes et toponymes (zoonymes épichoriques, toponymes zoophores).  A côté de ces questions et enjeux zoonymiques, on pourra aborder des dossiers relevant de la zoo-onomastique et s’attacher aux « noms propres » donnés à des individus animaux, comme cela peut se faire pour des chevaux, des chiens, des bœufs, aussi bien dans l’Antiquité qu’au Moyen Âge.

Le lexique animal constitue le pivot des connaissances zoologiques et assure la continuité des données du savoir, même si cette tradition est accidentée et semée de malentendus (ou de facéties), comme toutes les transmissions. L’identification des animaux à travers (ou parfois malgré) leur nom, et la correspondance inter-linguistique que l’on peut établir, à travers les traductions, les lexiques bilingues ou les emprunts, constituent une dimension importante de la thématique de ce colloque, mais les aspects zoologiques, référentiels ou de traduction ne sont pas l’unique enjeu de cette rencontre.

Le répertoire zoonymique joue aussi, plus largement (comme le répertoire phytonymique) un rôle crucial et dynamique au cœur de la construction lexico-idéelle des sociétés anciennes. Les zoonymes opèrent des liens entre différentes sphères de la structure socio-culturelle, qui vont bien au-delà du prisme totémique, et construisent des micro-systèmes ou des éléments de discours dont l’efficacité s’appuie sur un constant travail de motivation et de remotivation.

Les approches suggérées sont donc multiples et doivent permettre de faire communiquer des recherche linguistiques, historiques, traductologiques, anthropologiques…  On pourra proposer soit des études de cas, soit des approches plus méthodologiques sur l’onomastique animale et les manipulations humaines auxquelles elle donne lieu.

Les propositions de communication (500 mots maximum) par des chercheurs confirmés ou des jeunes chercheurs, sont à envoyer avant le 15 avril 2023 aux adresses suivantes : arnaud.zucker@univ-cotedazur.fr ou chrchandezon@yahoo.com. Elles pourront être formulées dans les langues traditionnelles du réseau Zoomathia : en français, anglais, allemand, italien ou espagnol. Le comité scientifique communiquera ses réponses le 01 juin 2022.

Comité d’organisation : Christophe Chandezon (Université Paul-Valéry/Montpellier III), Arnaud Zucker (Université Côte d’Azur, Nice)

Comité scientifique : Sébastien Barbara,Christophe Chandezon, Jérémy Clément, Diego De Brasi, Isabelle Draelants, Cristiana Franco,Oliver Hellmann,Stavros Lazaris,Sian Lewis,Philippe Monbrun,Jean Trinquier,Marco Vespa,Arnaud Zucker

Conférencier(e)s invité(e)s : Elisabetta Carpitelli (Université Grenoble Alpes) & autre conférencier à confirmer

Monday, March 22, 2021

Argotica, n° 1(10)/2021 : "Les noms propres en argot(s)"

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Revue en ligne ARGOTICA, Xe Année, n° 1(10)/2021

ISSN : 2343-7200

« Les noms propres en argot(s) »

Responsable du numéro : Stéphane Hardy (Université de Siegen, Allemagne)

Les recherches onomastiques dans le domaine des argots sont plutôt rares, mais l’activité de quelques chercheurs est cependant bien louable. Pour ce qui est de l’argot français, nous devons, entre autres, à Dauzat (1929 : 147-149) ainsi qu’à Sainéan (1920 : 407-410) des recherches intéressantes dans lesquelles ont été recueillis et classifiés des anthroponymes (par exemple JosephJacques ou Jean ‘sot, imbécile’ ou Charlot ‘voleur’), des (pseudo)hagionymes (par exemple Saint-Lâche ‘paresseux’) et des (pseudo)toponymes (par exemple pivois de Rougemont ‘vin rouge’).

Ces observations précoces et préliminaires du début du xxe siècle ont été, jusqu’ici, complétées par quelques études éparses. Les limites imposées par les sources souvent d’ordre lexicographique ont sans doute restreint l’étendue des études onomastiques de ce type. Toutefois, il convient de signaler Kenneth (2002) ainsi que le travail de Girault (2006) pour le domaine de l’anthroponymie dans les dictionnaires du français argotique tout comme Szecskó (2017) pour l’argotographie dans la deuxième moitié du xixe siècle, plus particulièrement les dictionnaires publiés par Lorédan Larchey.

Hardy & Herling (2019) ont consacré une étude à l’anthroponymie et à la toponymie en tant que procédure de codage dans les argots historiques français et espagnol (argot ancien et germanía). Dans le domaine de la toponymie, il nous faut également signaler les recherches de Podhorná-Polická (2002, 2004, 2014) qui a surtout favorisé l’étude des argotoponymes, à savoir des toponymes dans l’argot des jeunes français et tchèques.

Enfin, le travail de Van Hoof (1998) sur les prénoms dans la langue imagée française et anglaise mérite également d’être mentionné ainsi qu’un ouvrage que nous avons publié en langue allemande (Hardy, Herling & Siewert 2019) rassemblant des études consacrées aux noms propres en argots (entre autres Rotwelsch, argot des pilotes de chasse allemands, argot de la Wiener Galerie, argot ancien, germanía).

Cet aperçu bibliographique n’est évidemment pas exhaustif, mais un bon point de départ. Il laisse entrevoir que le nombre assez restreint d’études n’a pas encore permis aux recherches onomastiques dans le domaine des argots de prendre un caractère plus systématique et organisé. De ce fait, nous invitons les linguistes et chercheurs intéressés par ce sujet à présenter les résultats de leurs recherches et à nous soumettre leurs contributions portant sur les différents aspects reliés à la thématique des noms propres en argot(s). Toute contribution à ce sujet, peu importe le type de nom propre analysé (anthroponyme, toponyme, zoonyme, ergonyme etc.), est évidemment souhaitable et bienvenue. Nous espérons que les axes proposés ci-après pourront aider la recherche future :

Les caractéristiques sémantiques et/ou morphologiques des noms propres en argot(s)

Les noms propres en argot(s) et la dérivation – analyse déonymique

La typologie et la traductibilité des noms propres en argot(s)

La grammaire et/ou la syntaxe des noms propres en argot(s)

Le nom propre dans l’espace dictionnairique (français familier, argotique, populaire)

La pragmatique des noms propres en argot(s)

Les noms propres dans des expressions phraséologiques argotiques

Étymologie et étude sémantico-stylistique des noms propres en argot(s)

Analyse socio-onomastique des noms propres en argot(s)

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Bibliographie sélective

Dauzat, Albert (1929). Les argots. Caractères – Évolution – Influence. Paris : Librairie Delagrave.

Girault, Hervé (2006). « Entre créativité lexicale et connivence culturelle : le traitement des prénoms en argot ». Revue d’études françaises, N° 11, 69-83.

Hardy, Stéphane & Herling, Sandra (2019). « Anthroponyme und Toponyme als Codierungsverfahren in historischen Geheimsprachen Frankreichs und Spaniens ». In : Stéphane Hardy, Sandra Herling & Klaus Siewert [éds.], Namen im Geheimen. Erträge des XI. Internationalen Symposions Sondersprachenforschung, Hamburg/Münster : Geheimsprachen Verlag, 81-116.

Hardy, Stéphane, Herling, Sandra & Siewert, Klaus [éds.] (2019). Namen im Geheimen. Erträge des XI. Internationalen Symposions Sondersprachenforschung. Hamburg/Münster : Geheimsprachen Verlag.

Kenneth, George (2002). « Prénoms français dans les dictionnaires d’argot ». In : Dieter Kremer [éd.], Onomastik. Akten des 18. Internationalen Kongresses für Namenforschung, Trier 12.-17. April 1993, Onomastik und Lexikographie. Deonomastik, Band V, Tübingen : Niemeyer, 41-44.

Podhorná, Alena (2002). Toponymie et argots : les argotoponymes en français contemporain des cités (L’exemple de la Cité des 4000 à La Courneuve, Seine-Saint-Denis), Mémoire de D.E.A., Paris, Université René Descartes.

Podhorná, Alena (2004). « Parlers argotiques : comparaison morpho-sémantique et formelle – exemple des ‘argotoponymes’ ». In : Rencontres françaises – Brno 2003, Brno : Masarykova univerzita v Brně, 287-294.

Podhorná-Polická, Alena (2014). « Les ‘argotoponymes’ : les toponymes dans l’argot des jeunes français et tchèques ». In : Marilena Karyolemou, Fabienne Baider & Marianne Katsoyannou [éds.], Actes du 30e Colloque international de linguistique fonctionnelle, Chypre, 18-21 octobre 2006, Bruxelles : EME Éditions, 163-166.

Sainéan, Lazare (1920). Le langage parisien au xixe siècle. Paris : E. de Boccard.

Van Hoof, Henri (1998). « Les prénoms dans la langue imagée ». Meta, 43 (2), 262-311.

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Modalités de participation

Les auteurs désirant intervenir sont priées de soumettre le titretrois à cinq mots-clés ainsi que le résumé de leur contribution (1500 à 2000 signes, espaces compris).

Dates importantes

15 mars 2021 : date limite de soumission des résumés

15 avril 2021 : notification d’acceptation

15 août 2021 : date limite d’envoi des contributions

15 octobre 2021 : envoi des articles aux auteurs

15 novembre 2021 : délai pour l’achèvement des articles ayant eu besoin de modifications

15 décembre 2021 : publication en ligne du numéro de la revue

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Contacts

Stéphane HardyResponsable du numéro (pour les résumés/propositions en français et en allemand) : hardy@romanistik.uni-siegen.de

Laurenţiu Bălă (pour les résumés/propositions en roumainitalienespagnol et anglais) : lbala@central.ucv.ro 

Page web : https://litere.ucv.ro/litere/ro/content/argotica

RESPONSABLE :

 Laurențiu Bălă

ADRESSE

Craiova, Roumanie

Wednesday, June 24, 2020

Appel à contribution "L'Algérie et ses noms propres"

source

Coordonnateurs: Ouerdia SADAT YERMECHE et Farid BENRAMDANE 
Appel à contribution |Date limite : 01 septembre 2020
La connaissance de l’espace (la géolocalisation), la maîtrise des données relatives au territoire par le biais de ses dénominations (la toponymie), et celles centrées sur la personne et l’histoire de ses différents peuplements (état civil, anthroponymie, ethnonymie, etc.) relèvent de la perception des faits de langue et de culture d’une société.
À ces domaines privilégiés de l’onomastique, s’adjoignent d’autres domaines. C’est le cas d’autres domaines comme  l’étude des noms propres attribués aux produits industriels et commerciaux (onomastique commerciale), à la signalétique urbaine, aux sites d’hébergement numériques territorialisés et ex-territorialisés,  telles  les adresses Internet (dénomination électronique ou numérique). 
Les systèmes dénominatifs, à la faveur de la massification de la communication contemporaine, intègrent de plus en plus les créations onomastiques issues de l’imaginaire politique, musical, sportif, littéraire (onomastique politique et artistique), etc.
L’attribution d’un nom propre est certes un acte de liberté individuelle et/ ou collective, qui puise dans des registres très différents : le symbolique religieux et mystique, le politique, l’associatif ainsi que les patrimoines culturels. Son adoption, formelle ou informelle, dans le champ de la communication sociale (réelle ou virtuelle), son inscription officielle comme son recensement ou son changement, sa codification juridique et sa transcription graphique nécessitent des démarches institutionnelles nationales intégrées.
L’attribution d’un nom concerne à cet effet aussi bien l’identification de manière rapide et sûre d’une personne que d’un lieu, d’une entreprise, d’un édifice, d’un produit ou d’un bien.
Qu’il s’agisse d’espaces physiques ou symboliques, de peuplements ou de personnes, de créations littéraires ou d’espaces virtuels, il n’est pas exagéré de noter que le système onomastique algérien reste encore marqué par des rapports de forte proximité à une histoire nationale « mouvementée ». L’onomastique demeure à cet égard un des témoins les plus authentiques par rapport à ces repositionnements socioculturels et politiques. Force est de reconnaître, dans les travaux de la communauté scientifique onomastique, que ce qui caractérise, de manière générale le nom propre, c’est bien sa grande stabilité à la fois morphologique et sémantique.
Au-delà de la diversité des parlers nationaux, des domaines sémantiques et des catégories sous-jacentes, il existe un imaginaire onomastique local, qui est en mesure de rendre compte des différents procédés de verbalisation identitaire et identificatoire, en l’état et en devenir.
À cet effet, Foudil Cheriguen souligne qu’un type de questionnement transversal « sous-jacent caractéristique aujourd’hui des motivations profondes de l’onomastique algérienne, voire maghrébine » se résume par la question « Qui suis-je dans le rapport de nomination /dénomination de tel ou tel territoire et/ou sous -territoire déterminé par tel ou tel autre nom ? »[1].
Cette mise en perspective diachronique est de plus en plus adossée à de nouveaux  domaines de l’onomastique algérienne afférant à des approches de type synchronique (sociolinguistique, pragmatique, sémiologique, cognitif…).
Depuis quelques années, de nouvelles formes d’expression onomastique, induites par l’usage des technologies de l’information et la communication issues des productions savantes ou de leurs déclinaisons populaires sont contenues dans le champ de la communication sociale courante ou spécialisée. Ces usages mettent en jeu des dynamiques variationelles  et intergénérationnelles, dans des langues en situation de contacts permanents  des modes d’écriture et d’expression iconique, des stratégies d’oralisation, ainsi que des procédés de  conversion graphique (transcription ou translittération). 
Les expressions langagières et artistiques des jeunes à travers des publications et à des créations artistiques contemporaines, « bousculent » les normes d’écriture et  des modes de graphématisation bi-plurilingue. Elles sont en train de bouleverser la configuration onomastique de l’Algérie : création lexicale et discursive, pratiques scripturales et/ou verbales dans des situations de communication formelles et informelles.
Les interactions verbales portant sur la dénomination des différents messages, appareils, outils, composants et programmes nécessaires pour manipuler les nouvelles technologies dans les diverses champs de l’onomastique (commerciale, politique, numérique…) imposent une dimension empirique dans les modes de traitements en vue d’une compréhension des systèmes de dénomination et re/dénomination. 
Les modes de construction / création, du point de vue sémantique et formel, de ce stock de noms propres (noms des personnages, noms des lieux, titres des chansons, noms des romans, des événements, des manifestations…), dans les slogans politiques, les évènements sociaux, les manifestations politiques, les narrations romanesques, les blagues et les anecdotes, etc., produits dans l’espace national, ainsi que celles issues de la diaspora, permettent de cerner les motivations culturelles, historiques, sociopolitiques, narratives, artistiques et esthétiques.
L’onomastique a certes un intérêt pour les historiens, les linguistes et les géographes, mais son impact est de premier ordre quand elle est soumise à des impératifs de gestion de la collectivité nationale.
Par ailleurs, plusieurs domaines, catégories, niveaux et angles d’analyse peuvent être proposés à titre indicatif, eu égard à la permanence des phénomènes de dénomination (filiation du nom propre à travers l’histoire), à la vastitude du territoire national et à la diversité des productions culturelles issues de l’imaginaire onomastique local et des  repositionnements géopolitiques.                         
Ce numéro de Insaniyat a pour objectif de présenter des points de vue divers, eu égard  au caractère langagier et linguistique du système national de dé-nomination, mais aussi  à la fortune des indications théoriques, à la faveur, notamment, du développement des sciences du langage, des sciences informatiques, des sciences de la cognition et des sciences du territoire.
Pour cela, il est proposé de penser et poser le fait onomastique, tantôt dans sa généralité (macro), ses instances (micro), sa diachronie (la filiation du nom propre), tantôt dans sa combinatoire phonétique et sémantique (variation), sa dynamique (créativité), ses redéploiements dialectiques (plurilinguisme et contact des langues), pour dire autrement l’Algérie.
Interroger les noms propres à la fois comme aboutissement historique d’une longue évolution de mise en morphologie culturelle, linguistique et discursive de pratiques et vécus séculaires, avec ses gloires et ses tragédies, ses attractions et ses aversions, mais également dans ses usages contemporains les plus significatifs. En somme, interroger les noms propres de l’Algérie, c’est poser ses invariants les plus structurants, dresser ses variables les plus prégnantes et établir ses représentations mentales onomastiques dans ses dis/continuités spatio-temporelles les plus représentatives, dans ce qui fonde une totalité : l’Algérianité, processus et produit.
Les thèmes à privilégier dans ce numéro de Insaniyat cibleront les questions liées à la toponymie et à l’anthroponymie avec toutes leurs catégories en fonction des périodes historiques. On y adjoindra, à l’évidence, les thèmes centrés sur les usages onomastiques contemporains (mercatique, numérique, héméronymiques…). Les résultats de recherche sur des situations linguistiques, insistant sur les approches de terrain et la dimension comparatiste des langues et/ou des supports en usage, sous toutes les formes, en fonction des stratégies des acteurs, de l’évolution des contenus et des procédés techniques et technologiques qui les supportent (oral, graphie, matériel, couleurs, événements)…  
Un intérêt sera également accordé à la dimension comparatiste des langues et/ou des supports en usage, sous toutes les formes, en fonction des stratégies des acteurs, de l’évolution des contenus et des procédés techniques et technologiques qui les supportent (oral, graphie, matériau, couleurs, événements, etc…
  • Envoi des articles avec un résumé et cinq (05) mots-clés, avant le 1er septembre 2020 à l’adresse suivante insaniyat.crasc@gmail.com
  • Les articles en langue arabe, française ou anglaise, doivent être rédigés conformément à la note aux auteurs de la revue Insaniyat https://insaniyat.crasc.dz/index.php/fr/notes-aux-auteurs

Tuesday, March 19, 2019

Appel à contribution « Confluences mythologiques : au carrefour de l’espace et du temps. L’imaginaire géographique et calendaire »

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APPEL À CONTRIBUTION
Journée d’étude
6 février 2020
« Confluences mythologiques : au carrefour de l’espace et du temps.
L’imaginaire géographique et calendaire. »

Une confluence particulièrement féconde de la Grande et de la Petite Mythologie s’ancre dans l’espace, voire le temps ; la toponymie, qui connaît des villages comme Saint-Mercure ou encore Saint-Abraham en est un témoin vivant. La montagne, l’île, Rome, Babel, le Septentrion, l’Autre Monde, le Paradis… – autant de lieux évocateurs qui ont depuis toujours offert une hospitalité généreuse à l’imaginaire issu des sphères olympiennes comme des traditions populaires qui les ont investis avec bonheur, profusion et constance.

Ainsi donc, l’imaginaire géographique et calendaire sera le fil conducteur de cette journée d’étude qui s’inscrit dans les travaux de notre séminaire et dont les contributions seront publiées dans le premier volume de nos « Actes ». Selon l’esprit de nos recherches, nous souhaiterions que les propositions aient à coeur de mettre tout particulièrement en évidence les coïncidences qui existent entre les traditions savantes et populaires, même si naturellement, selon le sujet choisi, la balance pourra pencher davantage vers l’un des deux domaines : quel que soit le propos, on rappellera les récurrences et la tension dialectique qui peuvent être établies entre les différentes traditions antiques, bibliques, celtiques, germaniques, populaires…Enfin, la valorisation d’une dimension diachronique sera, le cas échéant, la bienvenue.
Contact: karin.ueltschi-courchinoux@univ-reims.fr

Friday, November 9, 2018

Appel à contribution "Prosopographie et onomastique féminines" (mai 2019)

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La prosopographie est une discipline ambitieuse qui entend ou prétend rassembler et étudier l’ensemble de la documentation disponible pour une période historique donnée afin de reconstituer la structure et l’évolution d’un groupe humain déterminé. Il est dès lors indispensable de prendre conscience des limites, des travers et des manques des sources conservées. Ces biais sont d’autant plus importants quand on s’intéresse aux femmes qui, jusqu’à une date récente, étaient davantage spectatrices qu’actrices d’une histoire écrite, occupée, incarnée par des hommes de manière souvent exclusive. 
L’idée d’appliquer la méthode prosopographique à un groupe spécifiquement féminin s’inscrit dans le développement plus général de l’histoire des femmes à partir des années 1970, et il faut saluer l’œuvre désormais pionnière que Marie-Thérèse Raepsaet-Charlier a consacrée aux femmes de l’ordre sénatorial du Haut-Empire. Depuis les années 2000, d’autres études ont vu le jour et porté sur les femmes les mieux documentées, c’est-à- dire celles qui appartiennent à la classe dirigeante. Dames du Moyen Empire égyptien, entourage féminin des diadoques d’Alexandre le Grand, femmes évergètes du monde hellénistique, notables de l’Hispanie romaine ou grandes aristocrates du Mezzogiorno médiéval constituent autant de groupes féminins récemment étudiés qui ont en commun d’être associés de près au pouvoir des hommes qu’elles soutiennent ou suppléent plus qu’elles ne les concurrencent. Il se pose alors la question de savoir si la prosopographie féminine est par essence plus élitiste, plus restrictive et plus biaisée que la prosopographie masculine en raison de la mention plus rare des femmes dans la documentation antique ou médiévale. L’onomastique permet sans doute de nuancer cet aperçu sommaire a priori négatif en révélant comment et combien l’étude sérielle des noms féminins de catégories parfois modestes offre la possibilité de pouvoir écrire une histoire des femmes qui ne soit pas uniquement celle des impératrices et des sénatrices.
Il nous semble par conséquent opportun de nous interroger, pour ce troisième atelier prosopographique, sur les rapports tissés -dans les travaux sur les femmes et le genre- entre l’étude des personnes et celle des noms. Comment s’entrecroisent les considérations biographiques/sociologiques et philologiques, quelles avancées les unes permettent-elles dans le champ des autres ?

L’atelier est accueilli au sein du séminaire de Madalina Dana et Ivana Savalli- Lestrade le samedi 25 mai 2019Vivienne.