Showing posts with label onomastique francophone. Show all posts
Showing posts with label onomastique francophone. Show all posts

Wednesday, December 8, 2021

Immersion onomastique chez quelques peuples du Nord-Cameroun

 lien


Auteur(s) Rosalie Maïrama (Auteur)
Editeur(s) Harmattan Cameroun
Date de parution : 08/11/2021

Immersion onomastique chez quelques peuples du Nord-Cameroun Les noms sont des sources de savoirs et des conservateurs de connaissances exploitables en sociolinguistique, en histoire, en sociologie et en géographie. Riches de significations, les noms renseignent et informent sur les origines des peuples, leur culture et leur environnement. Ils donnent également à comprendre les conquêtes et les déplacements des personnes qui en sont à l'origine ainsi que la charge spirituelle dont ils regorgent. Il s'y établit un lien étroit entre la signification et le contexte puisque les circonstances (faits sociaux et historiques) sont à l'origine de la création ou du choix des noms. Et pour mieux le saisir, une intrusion onomastique dans la culture de ces peuples permet de comprendre la signification des noms et le contexte qui les entoure. L'on observera par exemple que la formation des noms se fait par le processus de préfixation et de suffixation selon le cas... En somme, le nom en Afrique peut être exploité comme un outil méthodologique pour des recherches pluridisciplinaires.



Rosalie Maïrama est titulaire d'un doctorat/Ph.D. en linguistique française. Maître de conférences, elle est enseignante-chercheuse à l'Université de Maroua (Cameroun) et s'investit dans la recherche en sciences du langage. Ses travaux portent principalement sur la sociolinguistique et l'analyse du discours.

Wednesday, October 17, 2018

Onomastique et toponymie parmi les sujets de thèse proposés par l'Université Ibn Zohr

lien






L'onomastique dans le Souss (sud-ouest marocain) - étude ethnolinguistique


Les toponymes dans le Souss : approche ethnolinguistique 



sous la direction d'Abdallah EL MOUNTASSIR dans le Laboratoire de Recherche Société Langage, Art et Médias

Biographie

Professeur en Linguistique à l’Université Ibn Zohr à Agadir, Abdallah El Mountassir est spécialiste de linguistique berbère. Il a notamment enseigné à l'Inalco et publié de nombreux ouvrages dont:
Initiation au tachelhit, langue berbère du sud du Maroclangue berbère du sud du Maroc édité chez l'Institut national des langues et civilisations orientales (Paris) en 1999
Dictionnaire des verbes tachelhit-français , parler berbère du sud du Maroc édité chez l'Harmattan en 2003
Méthode de tachelhit édité chez l'Asiathèque-Maison des langues du monde en 2009

Friday, May 20, 2016

Plein de vides toponymiques à combler

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/470259/plein-de-vides-toponymiques-a-combler

7 mai 2016 |Fabien Deglise | Actualités en société
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
C’est la donnée numérique, extraite des registres de la toponymie du Québec, qui parle : en matière de mémoire collective, Jeanne Mance, pionnière de la Nouvelle-France et cofondatrice de Montréal, apparaît sur un nombre de rues supérieur à celles honorant la mémoire de René Lévesque ou d’Émile Nelligan : 30 voies de communication portent son nom, contre 23 et 21 pour les deux hommes qui la suivent de près.
  Marguerite Bourgeoys, qui a posé les bases de l’enseignement du français à Montréal avec l’ouverture de la première école en 1658, se rappelle au bon souvenir du présent par une toponymie qui lui est plus favorable que pour Jean-Paul Riopelle, Henri Bourassa et même Robert Bourassa.
  Malgré cela, à elles seules, ces deux femmes du passé n’arrivent pas à faire oublier que les 10 premières figures historiques s’illustrant le plus dans la toponymie, avec Champlain en tête, sont toutes des figures masculines qui se partagent un total de… 737 odonymes posés sur le territoire en leur honneur.
  Du rattrapage
  Dans l’amnésie collective qu’elle semble exprimer, la toponymie du Québec a-t-elle emporté un peu plus la mémoire des femmes ? « En la matière, il y a certainement du rattrapage à faire », concède la géographe et membre de la Commission de toponymie du Québec Caroline Desbiens.
  Elle souligne toutefois que, depuis les années 80, plusieurs composantes féminines du patrimoine québécois ont fait leur entrée dans cet espace narratif de commémoration par le toponyme.
  C’est le cas, entre autres, de Thérèse Casgrain, politicienne et militante dont le nom revient 13 fois sur le territoire, suivie de Marie Gérin-Lajoie, religieuse et pionnière dans la défense du droit des femmes au Québec, d’Idola Saint-Jean, journaliste et suffragette, de Léa Roback, syndicaliste et féministe, ou encore de Madeleine Parent, dont le destin et celui des ouvrières du textile ont été scellés sur le territoire.

La part de l’autre
  « Il est très difficile de quantifier le nombre de femmes que la toponymie désigne », dit Jean-Pierre Le Blanc, qui rappelle que plusieurs noms de rue évoquent des prénoms féminins ou rappellent des activités liées à des femmes : l’allée des Infirmières, le boulevard des Allumettières et la rue des Cisterciennes en font partie. « La Commission, depuis plusieurs années, s’assure toutefois que les nouvelles désignations commémorent cette part de l’histoire politique, économique ou culturelle écrite également par des femmes. »
  Les auteures Blanche Lamontagne, Jovette Bernier, Moïsette Olier ou encore Reine Malouin ont profité de cette volonté affichée de remblayer le trou de mémoire toponymique, tout comme les figures du monde de la santé Florence-Louise Bradford, qui a ouvert une maternité pour femmes seules à Sherbrooke en… 1915, ou encore l’institutrice militante Laure Gaudreault, qui a regroupé les enseignantes de rang dans un syndicat entre 1947 et 1975.
  Plus récemment, c’est la mémoire de Claire Kirkland-Casgrain qui vient d’être honorée par Montréal : son nom va être posé sur l’immeuble de la Cour municipale, a indiqué Denis Coderre le 20 avril dernier.

La science négligée
  « Les femmes sont peu nombreuses, c’est vrai, mais dans cette toponymie normative, qui nomme surtout l’environnement plutôt que les humains qui l’occupent, elles ne sont pas les seules », souligne Rachel Bouvet, spécialiste en géopoétique, cette discipline qui rapproche géographie et littérature. Le premier scientifique qui apparaît dans les toponymes les plus répandus sur le territoire est le botaniste Marie-Victorin, en 330e position.
  Et il y est bien seul, sans même un Armand Frappier pour l’aider à combler ce vide. Les sportifs, les bâtisseurs économiques, les poètes, les artistes — à l’exception de plusieurs peintres, dont Riopelle, Marc-Aurèle Fortin et Paul-Émile Borduas —, sont logés à la même enseigne, y compris ceux qui ont fait les beaux jours des cabarets de Montréal, qui ont posé les bases d’une poésie singulière ou les jalons de l’illustration et de la bande dessinée.
  Événements historiques
  « Il y a aussi très peu de rues portant des dates commémoratives ou faisant référence à des événements marquants de l’histoire et de la trajectoire du Québec », ajoute-t-elle. Une rue du 1er juillet 1867, du 24 Juin 1834, du 24 Juillet 1534, une avenue des Batailles de 1838 ou un boulevard du Rapatriement de la Constitution pourraient en faire partie.
  Le sociologue Sylvain Paquette, membre de la Chaire UNESCO en paysage et environnement, observe tous ces vides avec philosophie.
  « La toponymie, ce n’est pas quelque chose de figé, c’est dynamique, ça peut être inventif, dit-il en y voyant là de l’espoir pour la suite des choses. Mais, pour cela, il faut bien sûr que les occupants d’un territoire s’intéressent de plus près à leur toponymie pour faire ressortir toute la singularité d’un lieu qui forcément ne peut que leur ressembler. »

***

Friday, April 29, 2016

Etudes d’onomastique égyptienne

http://www.ifao.egnet.net/publications/catalogue/978-2-7247-0662-8/

Yannis Gourdon, Åke Engsheden
Etudes d’onomastique égyptienne
Méthodologie et nouvelles approches

Les Études d’onomastique égyptienne. Méthodologie et nouvelles approches marquent l’existence depuis 2008 à l’Ifao d’un programme de recherche consacré aux recherches en onomastique. Cet ouvrage rassemble les articles remaniés issus de communications présentées lors de séminaires tenus en 2008 et 2009, qui témoignent de l’attention croissante portée aux études d’onomastique en égyptologie.

De fait, noms de lieux et noms de personnes jouent un rôle essentiel dans l’organisation de l’espace et de la vie sociale. Ce rôle est manifeste tout au long de l’époque pharaonique, et ce depuis les mentions de toponymes dans les toutes premières inscriptions de la période prédynastique, jusqu’aux anthroponymes présents dans les graffiti démotiques.

Les articles de ce volume résument les précédentes recherches en la matière, mais aussi fournissent de nouvelles pistes et hypothèses. Les noms sont ainsi analysés dans des études ayant trait, notamment, à la grammaire égyptienne, à la sémantique, à la prosopographie et à la géographie.

The Études d’onomastique égyptienne. Méthodologie et nouvelles approches underscores the presence of a research programme at the IFAO devoted to onomastic research since 2008. This volume contains the reworked papers from some seminars held in Cairo in 2008 and 2009, which testify to the increasing attention paid to onomastic studies in Egyptology.

In fact, names of places and people play an indispensable role in organising space and social life. This is clearly visible throughout the pharaonic period from the mention of place-names from the very first texts of the Predynastic through to the personal names of late Demotic graffiti.
The articles in this volume sum up previous research and also contribute with new insights and hypotheses. Names are explored through studies relating to aspects such as Egyptian grammar, semantic fields, prosopography and geography.

IF1107, ISBN 978-2-7247-0662-8
2016
Collection: RAPH 38
1 vol., 288 p., 25 €

SOMMAIRE

Laure Pantalacci
Préface ...................................................................................vii

Åke Engsheden et Yannis Gourdon
Introduction ..............................................................................I

Première partie
Méthodologie et historiographie

Yannis Gourdon
L’étude des anthroponymes du IIIe millénaire  
Approche méthodologique .........................................................9

Vincent Razanajao
Les noms de lieux de l’Égypte  et les sciences toponymiques en égyptologie ............................29

Deuxième partie
Toponymie

Katherine Blouin
L’Agathos Daimôn dans l’Égypte hellénistique et romaine  
Au confluent de l’hydronymie et de l’onomastique .....................73

Åke Engsheden
Aux confins de l’étymologie  
Rakotis, le nom indigène d’Alexandrie ....................................87

Yannis Gourdon
Onomastique égyptienne croisée
Quand les noms de lieux et de personnes s’entremêlent au IIIe millénaire ..............................................101 

Isabelle Marthot
La toponymie d’un village de Moyenne-Égypte  et de sa campagne aux vie et viiie siècles apr. J.-C. Le cas d’Aphroditê dans l’Antaiopolite  d’après les papyrus grecs  .......................................................161


Troisième partie
Anthroponymie

Cédric Gobeil
La joie pour identité   Les modalités d’emploi des termes liés  à la joie dans l’anthroponymie égyptienne ..............................179

Yannis Gourdon
Nommer les hommes d’après les dieux Expression de la piété personnelle  dans l’Égypte du IIIe millénaire .............................................235

Frédéric Payraudeau
Anthroponymie et histoire sociale  à la Troisième Période intermédiaire ......................................253


Saturday, April 23, 2016

Bouira: Colloque autour de l'hydronymie

http://www.toutdz.com/bouira-colloque-autour-de-lhydronimie-et-son-rapport-avec-la-langue/

BOUIRA : Colloque autour de l’hydronymie et son rapport avec la langue

Autour du thème «L’hydronymie et son rapport avec la langue, la littérature et la sociologie», le département de langue et culture amazighes (Dlca) et le laboratoire de recherches littéraires, linguistiques et didactiques amazighes ont convié plusieurs chercheurs et spécialistes à un colloque hier au niveau de l’auditorium de l’université Akli Mohand-Oulhadj de Bouira. Dans son allocution, le professeur Djellaoui Mohamed, président du colloque, précisera l’importance d’une pareille réflexion.



«Quand la mémoire de l’homme est défaillante, elle l’est souvent, la terre peut lui préciser ses origines, lui apprendre ce qu’il a été à travers des normes que sauvegarde et préserve la langue des ancêtres dans leur désignation des lieux dès les premières origines malgré les changements qu’imposent le temps et l’histoire.

Parmi les domaines en relation avec l’onomastique, les hydronymes (noms propres donnés aux cours d’eau), des noms désignant les différents cours d’eau». Lui succédant, le Dr Kherdouci Hassina, de l’université de Tizi Ouzou, abordera «l’imaginaire de l’espace et l’usage de l’hydronymie dans la chanson féminine».



La chercheuse précisera qu’il s’agit à partir d’une série d’exemples puisés dans le terroir national de formuler un sens et un contenu fiable. Elle citera comme exemple H’nifa, Nouara, Malika Domrane et le groupe Djurdjura qui utilisent souvent les cours d’eau dans leurs chansons, puisant d’une métaphore.

Le troisième intervenant, le Dr Chaâlal Salah, du département de français de l’université de Tizi Ouzou, traitera du thème «Pratiques et croyances liées à l’eau dans la culture kabyle».

Il commencera par sérier les appellations de l’eau (alinssar, assif, thamda, thala…) et précisera que l’eau reste un sujet central dans la vie au quotidien, mais aussi dans l’imaginaire.

«Dans la société kabyle, la source d’eau est un espace d’échanges» dira-t-il, et il citera un passage du roman La colline oubliée de Mouloud Mammeri: «Sur le chemin qui mène vers tala.»

La symbolique est aussi comprise dans la dénomination de l’oued, assif ou le ravin, ighzer qui renvoie au mal de cette force qui emporte tout sur son passage. Aldjia Outaleb clôturera les interventions de la matinée autour du thème «La place et le rôle de l’eau dans la culture kabyle».
Précisons enfin que ce Colloque national s’inscrit dans un large programme de célébration du 20 avril.

Tuesday, April 5, 2016

Onomastique indigène à Byzance et à Cyzique

https://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=DHA_HS15_0047


Dialogues d'histoire ancienne

2016/1 (Supplément 15)

Identité régionale, identités civiques autour des Détroits des Dardanelles et du Bosphore

(Ve siècle av. J.-C. – IIe siècle apr. J.-C.)



Onomastique indigène à Byzance et à Cyzique
par Dan Dana CNRS/ANHIMA (UMR 8210), Paris
ddana_ddan.at.yahoo.com

Résumé

Français
La place et le statut des indigènes dans les territoires de confins et de passage, comme Byzance et Cyzique, constituent un sujet qui ne fait pas l’unanimité. Cité grecque pour la plupart des historiens, cité thrace ou « thracisée » pour d’autres, le cas de Byzance est révélateur pour les enjeux idéologiques des savants modernes et pour l’utilisation circonstancielle des sources. La présence de deux onomastiques indigènes légèrement différentes, à savoir thrace et bithynienne, différenciation désormais évidente, suggère la complexité intrinsèque de cette région. Cyzique, cité majeure de la côte méridionale de la Propontide, avec une extension territoriale remarquable, est marquée par une plus grande complexité des rapports avec les populations indigènes (Mysiens, Bithyniens, Thraces, Phrygiens). Une nouvelle analyse onomastique, qui exploite les outils les plus récents, permettra de mettre en évidence l’intérêt des occurrences de noms indigènes dans un espace de rencontre privilégié entre populations indigènes et hellénisme.
English
Indigenous Onomastics in Byzantium and CyzicusThe place and status of native populations in border or transit territories, such as Byzantium and Cyzicus, are a topic on which there is no unanimity. Byzantium, a Greek city for most historians, Thracian or “Thracianized” for others, is a revealing case when it comes to ideological stakes among modern scholars and the circumstantial use of sources. The presence of two slightly different indigenous onomastics, namely Thracian and Bithynian, though now obvious, suggests the intrinsic complexity of this region. Cyzicus, the foremost city on the southern coast of the Propontis, with a remarkable territorial extension, is marked by a greater complexity of relationships with indigenous populations (Mysians, Bithynians, Thracians, Phrygians). A new onomastic analysis, using the most recent tools, makes it possible to highlight interesting occurrences of indigenous names in a privileged place of encounter between indigenous peoples and Hellenism.

Plan de l'article

  1. I. Particularités de l’épigraphie de Byzance et de Cyzique
  2. II. L’onomastique indigène
  3. III. Le contexte des attestations
  4. Conclusion
  5. Abréviations

Tuesday, March 15, 2016

Cours d'onomastique en M1 par Soufiane Lanseur

http://elearning.univ-bejaia.dz/course/view.php?id=3611



Matière : Onomastique

Niveau : 1ère année de Master

Spécialité : Sciences du langage

Volume horaire : 3h par semaine à raison de 12 séances

Cours magistral : 1h30 / travaux dirigés : 1h30

Mode d’évaluation : examen + contrôle continu.

Enseignant: M. LANSEUR

Présentation de la matière : L’onomastique est l’étude du nom propre qu’il soit
anthroponyme ou toponyme. Dans cette matière, on s’intéresse à l’étude
lexicologique du nom propre. La définition de l’onomastique revêt une importance
capitale, car c’est une nouvelle matière pour les étudiants. On ne peut pas parler de
l’onomastique sans parler de ses branches parce qu’elle se définit par elles. Nous nous
intéressons également à son objet d’étude qui est le nom propre. L’étude des
anthroponymes et des toponymes sont indispensables pour initier les étudiants à la
recherche dans ce domaine presque vierge, surtout au Maghreb où la matière abonde
du fait que plusieurs civilisations y séjournaient. L’aspect pratique de la matière est
toujours privilégié pour inciter les étudiants à en faire leur thème de recherche en fin
de cycle.

Objectif : initier les étudiants à un nouveau type d’analyse linguistique en s’appuyant
sur des corpus constitués de noms propres. En effet, les descriptions effectuées par les
étudiants touchent uniquement aux noms communs. En explorant les sous domaines
de l’onomastique, l’étudiant acquiert un nouveau vocabulaire et s’initie à un nouveau
type de contact de langue à travers l’étude des noms propres.

Prérequis : maîtrise des notions de la lexicologie, de la lexicographie et de la
sémantique. Connaissance des différentes méthodes d’analyse en lexico-sémantique.
Ces compétences sont normalement acquises au cours de la deuxième année licence
en lexico-sémantique et en morphosyntaxe (1ère année).



Programme

Chapitre 1 : L’onomastique

a) Onomastique : définitions et branches
b) La racine

Chapitre 2 : Le nom propre

a) Définitions 
b) Critères de reconnaissance des noms propres
c) Typologies des noms propres
d) Etude d’un texte « le nom propre et le nom sale »

Chapitre 3 : La méthode en onomastique

a) La méthode
b) L’anthroponymie
c) Étude d’un texte : « typologie des usages anthroponymiques… »
d) La toponymie
e) Exercices sur l’étude toponymique


Bibliographie :

1. ABRIC (Jean Claude), Pratiques sociales et représentations, Paris, PUF, 1994.

2. AKIN (Salih), 1999, « Pour une typologie des processus redénominatifs », S. Akin
éd., Noms et re-noms. La dénomination des personnes, des populations, des langues et
des territoires, Rouen, Publications de l’Université de Rouen.

3. ATOUI (Brahim), 1998, Toponymie et espace en Algérie. Institut National de
Cartographie, Alger.

4. ATOUI (Brahim), 2000, Toponymie et colonisation française en Algérie. Numéro
spécial La toponymie, Bulletin des sciences géographiques N°5. Institut National de
Cartographie et de Télédétection, Alger.

5. BAYLON (Christian) et FABRE (Paul), 1982, Les noms de lieux et de personnes.
Introduction de Charles Camproux. Editions Lafont, Paris.

6. BENRAMDANE (F) et ATOUI (B), 2005, « Présentation ». Nomination et
dénomination. Des noms de lieux, de tribus et de personnes en Algérie. Editions
CRASC.

7. BENRAMDANE (F), 2002, Histoire (s) et enjeu (x) d’une (re)
dé/dé/dénomination : La place rouge de Tiaret. In Langue et société. Insanyat,
CRASC, n° 17-18.

8. BENRAMDANE (F), 2004, Identité, dénomination et développement durable. In
Développement durable : leçons et perspectives. Actes AUF, Paris.

9. BENRAMDANE (F), 2004, L’étymologie de Wahran. De Ouadaharan à Oran. In
Oran. Insanyat n° 23-24-Juin2004, Editions CRASC

10. BENRAMDANE (F), 2007, Noms de langues, nomination et question
d’onomastique en Algérie. De l’ordre de la filiation aux contingences de l’histoire.
In Les enjeux de la nomination des langues dans l’Algérie contemporaine. Ouvrage
collectif dirigé par CHERIGUEN (F). Editions L’Harmattan, Paris.

11. BENRAMDANE (Farid), 1999, Espace, signe et identité au Maghreb. Du nom au
symbole, In Insanyat N°9, Nov.-Déc. Editions CRASC.

12. BENRAMDANE (Farid), 2000, Espace, langue et identité au Maghreb. Du nom au
symbole, In Insanyat N°9 : Maghreb : culture, altérité. CRASC.

13. BENRAMDANE (Farid), 2000, Qui es- tu ? J’ai été dit ? De la destruction de la
filiation ou éléments d’un onomacide sémantique In Insanyat N°10 « Violence :
contribution à un débat ». Editions CRASC.

14. BENRAMDANE (Farid), 2000, Toponymie algérienne : transcription latine, passif
historique et question de normalisation. In Numéro spécial La toponymie. Bulletin
des sciences géographiques, N°5, INC Alger, avril 2000.

15. BENRAMDANE (Farid), La toponymie de L’Ouest algérien. Origine, Evolution,
Transcription. Thèse de doctorat, sous la direction du Professeur Foudil Cheriguen.
Université de Mostaganem, 2008.

16. BENRAMDANE (Farid), Toponymie et étude des transcriptions francisées des
noms de lieux de la région de Tiaret, Mémoire de Magister, Université d’Alger,
1995.

17. BILLY (Pierre-Henri), 1993, « Le nom propre et le nom sale », Nouvelle Revue
d’Onomastique, 21-22, Société Française d’Onomastique, Paris.

18. DAUZAT (Albert), 1956, La toponymie française. Edition revue (1er édition 1940)
Payot, Paris.

19. KAHLOUCHE (Rabah), 1999, « La dénomination / redénomination. Un lieu de
conflit identitaire », S. Akin éd., Noms et re-noms…, op. cit.

20. LACHERAF (M), 1999, Des noms et des lieux. Mémoire d’une Algérie oubliée.
Casbah Editions, Alger.

21. MARGOUMA Mansour, La toponymie algérienne : Lecture préliminaire de la
dénomination de l’espace, Centre de Recherches en Anthropologie Sociale et
Culturelle (CRASC) Oran, Algérie.pdf

22. MOLINO (J), 1980, La dénomination. Editions Hachette. Paris.

23. NOUVEL (Alain), 1981, Les noms de lieux témoins de notre histoire. Montpelier :
Editas.

24. PELLEGRIN (Arthur), 1949, Essai sur les noms de lieux d’Algérie et de Tunisie :
Etymologie, signification. Editions S.A.P.I. Tunis.

25. ROSTAING (CHARLES), 1974, Les noms de lieux. Que sais-je ? 8ème édition
revue, 1ère édition1945, Editions PUF Paris.

26. SIBLOT Paul, La bataille des noms de rues d’Alger, Discours et idéologie d’une
toponymie coloniale, Cahiers de sociolinguistique nº 11,2006.URL

27. WILMET (Marc), Le nom propre en linguistique et en littérature [en ligne],
Bruxelles, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, 1995.
Disponible sur : < www.arllfb.be >

Wednesday, March 9, 2016

Constantine 2015 : appel à la création de commissions nationales de toponymie

http://lecourrier-dalgerie.com/constantine-2015-appel-a-la-creation-de-commissions-nationales-de-toponymie/

Les universitaires au Colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et le Sahel ont recommandé, mercredi à Constantine, au terme de leurs travaux, la création de commissions nationales de toponymie.


La commission, appelée à superviser la transcription des noms géographiques en caractères latins, veillerait à l’unification de l’écriture des lieux géographiques sur les cartes, les panneaux de signalisation des villes et les sites archéologiques, ont souligné les participants à cette rencontre, ouverte lundi dernier dans un hôtel de la ville de Constantine. Il a également été suggéré le recours à une « démarche participative » impliquant les instances concernées pour « refléter le patrimoine culturel d’une région dans la nomination des lieux », et le « respect du caractère plurilinguistique en tant que facteur identitaire dans l’usage onomastique». Les universitaires, experts et représentants d’organismes internationaux concernés par l’onomastique ont aussi proposé de « veiller à l’application des recommandations du groupe d’experts des Nations-unies (GENUNG) relatives aux noms géographiques ».Au dernier jour de ce Colloque international, les communications ont porté sur « l’interconnexion linguistique » des noms géographiques dans le monde. Djamel Nahali, de l’université de Batna, soulignant l’existence de « contacts de langues amazighe, arabe et française dans les noms de lieux de la capitale des Aurès », a précisé que cette « cohabitation » a donné lieu à des « formes onomastiques imbriquées ».


Il a attiré l’attention, dans le même contexte, sur « l’importance d’adopter une toponymie qui reflète des pans de l’histoire d’une région », expliquant qu’en Espagne, 50 % des noms de lieux sont « d’origine arabe ».

De son côté, le jordanien Ibrahim Abdallah Al Djaber membre de la division arabe du GENUNG a annoncé le lancement officiel, depuis Constantine, du site électronique de ce groupe. (www.adegn.net). Cet expert a précisé que le site, élaboré en langues arabe et anglaise, englobe l’essentiel des informations sur le GENUNG, ses actions, ses missions et les rencontres périodiques de ses membres. Affirmant que son lancement du site depuis la ville des ponts est « une manière d’appuyer les efforts arabes déployés dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’ONU relatives à la romanisation des lieux géographiques », Al Djaber a invité les présents à contribuer, par leurs études et analyses, à enrichir le contenu du site électronique.


Organisé par le département Colloques de la manifestation « Constantine, capitale 2015 de la culture arabe », cette rencontre internationale a vu la participation de plusieurs universitaires et experts algériens et étrangers, venus des pays du Sahel, d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Les communicants ont rapporté les expériences de leurs pays dans la toponymie et les problèmes rencontrés sur le terrain.

Saturday, February 6, 2016

Les sciences de l’onomastique connaissent une véritable dynamique en Algérie

http://www.aps.dz/culture/35972-les-sciences-de-l%E2%80%99onomastique-connaissent-une-v%C3%A9ritable-dynamique-en-alg%C3%A9rie

Constantine : colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et dans les pays du Sahel Constantine : colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et dans les pays du Sahel photo-APS

CONSTANTINE - Les sciences de l’onomastique connaissent "une véritable dynamique" en Algérie, a estimé mardi à Constantine le docteur en sciences du langage à l’unité de recherches sur les systèmes de dénomination en Algérie (RASYD), Ouardia Yermeche.

"Plusieurs équipes de chercheurs, chapeautées par le Centre national d’anthropologie sociale et culturelle (CRASC) et l’unité RASYD ont été créées dans les domaines de la toponymie et de l’anthroponymie, et œuvrent à présenter des études sur les systèmes de dénomination en Algérie", a précisé à l’APS cette universitaire au deuxième jour des travaux du colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et dans les pays du Sahel.

Elle a ajouté, dans ce contexte, que les différentes recherches inscrites dans la cadre de cette dynamique concernent la recherche du patrimoine onomastique algérien, des noms géographiques, des noms propres "dans toutes leurs composantes et leurs pluralités", aussi bien au niveau structurel que linguistique.

Affirmant que ces démarches visent à "valoriser un immense héritage immatériel et à souligner toutes les spécificités, ainsi qu’à  relever les dysfonctionnements", Mme Yermeche a précisé que ces mêmes recherches mettent en avant "l’algérianité" de ce patrimoine.

Ces recherches sont en mesure, selon elle, de proposer une "politique de normalisation" fondée sur des critères de choix de toponymes et de règles précises d’écritures, indispensables à leur officialisation".

Pour sa part, le vice-président de la commission Saoudienne des noms géographiques, Abdallah Benacer Al Waliai, a reconnu que "d’importantes étapes" dans le domaine de la normalisation des noms géographiques ont été franchies dans son pays.

Dans les détails, M. Al Waliai a souligné que quinze (15) institutions conjuguent leurs efforts en Arabie Saoudite pour recenser et éditer un grand patrimoine lié aux noms géographiques, noms de lieux et noms propres. Il a ajouté qu’une encyclopédie des noms géographiques comprenant 73.000 noms propres au royaume a été éditée récemment.

Il a aussi souligné que l’essentiel des recherches britanniques sur la toponymie saoudienne, entre 1890 et aujourd’hui, a été revu et réédité localement dans des dictionnaires comportant plus de 26 000 index.

Toujours dans la démarche de normalisation des noms géographiques, l’expert saoudien a précisé qu’une nouvelle encyclopédie sur "les noms géographiques dans la Mer Rouge" est en cours d’édition.

Au deuxième jour des travaux de ce colloque international organisé par le département Colloques de la manifestation "Constantine, capitale 2015 de la culture arabe", la problématique de la toponymie au Mali a été traitée par Mahamadi Saloum Toure.

Le conférencier a détaillé les efforts consentis dans son pays pour l’élaboration d’une toponymie "fiable et harmonieuse" reflétant réellement les langues et les dialectes du Mali.

Leïla Belkaim, de l’université de Tiaret, a abordé, quant à elle, les noms propres dans des œuvres de Yasmina Khadra comme "Chants cannibales", "Les agneaux du seigneur", "L’écrivain" et "Ce que le jour doit à la nuit".

Colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et le Sahel

http://www.aps.dz/culture/35847-constantine-2015-un-colloque-international-lundi-sur-l%E2%80%99onomastique-dans-le-monde-arabe-et-le-sahel

Constantine 2015: un colloque international lundi sur l’onomastique dans le monde arabe et le Sahel

CONSTANTINE - Un colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et les pays du Sahel sera organisé, lundi, dans le cadre de la manifestation "Constantine, capitale de la culture arabe", a annoncé dimanche le responsable du département Colloques, Slimane Hachi.
Des conférences portant sur la toponymie antique de la Numidie, la problématique du système de "romanisation des caractères arabes aux caractères latins", ainsi que sur les dysfonctionnements dans la normalisation des noms géographiques, inaugureront cette rencontre de trois jours, a précisé M. Hachi au cours d’une conférence de presse organisée au siège du commissariat de la manifestation.
Affirmant que les toponymies constituent ‘‘un élément important de l’identité des peuples et du processus historique d’identification’’, le conférencier a indiqué que le président de la division arabe de la toponymie, du groupe d’experts des Nations-Unies pour les noms géographiques (GENUNG), Awni Khaswana, abordera les efforts déployés dans le monde arabe pour normaliser les noms géographiques.

Il a également ajouté, dans ce contexte, que le colloque consacrera un volet à l’onomastique dans la littérature arabe, à travers les noms des personnages et des lieux rapportés dans les romans, et axera sur les nouvelles pratiques caractérisant les réseaux sociaux et leurs impacts sur l’onomastique.
Soutenant que l’objectif de ce colloque est de ‘‘mettre en évidence, entre autres, l’intérêt stratégique de la toponymie dans l’élaboration des cartographies, du recensement et des statistiques, le responsable du département Colloques a indiqué que cette rencontre ‘‘permettra aussi de lancer une réflexion sur l’importance d’adopter un système de romanisation arabe’’.

Friday, December 11, 2015

70% des noms des wilayas du pays sont amazighs

http://www.depechedekabylie.com/national/157221-70-des-noms-des-wilayas-du-pays-sont-amazighs.html

La problématique liée aux noms propres, leurs origines, motivation de la dénomination, orthographes et signification, méthodes de l’onomastique, la toponymie, écriture et représentation spatiale, les origines des toponymes en Algérie et l’apport du nom propre dans la géographie et la cartographie, ce sont là, entre autres, les thèmes développés par les différents spécialistes en linguistique, lors du 3ème colloque international de deux jours, organisé depuis hier par le département de la langue et de la culture amazighes (DLCA) et du laboratoire de l’enseignement des langues (LAELA) à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, qui a pour thème central « Le nom propre : mémoire et identité ».


Selon les organisateurs, ce colloque s’inscrit dans l’optique de l’amorce d’un débat sur les problèmes liés aux noms propres. Intervenant à l’ouverture de ce colloque, le vice-recteur chargé de la pédagogie à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, M. Idir Ahmed Zaid, a souligné que le développement de tamazight ne peut se faire qu’à travers l’acceptation de la profondeur historique. Pour lui, la rigidité du nom propre s’oppose à la ductilité qui est susceptible de nuire à la profondeur sémantique qui est le socle d’une identité. «Le nom propre requiert la profondeur et la charge sémantique est utile pour le développement de la langue», a-t-il fait savoir, en ajoutant : «70% des noms des wilayas du pays sont des noms amazighs. Il s’agit là d’une réaffirmation de notre identité». De sont côté, M. Mohand Akli Haddadou, Pr au DLCA et membre du LAELA, a indiqué que le nom est l’objet de la représentation, et ce colloque s’inscrit dans la perspective de valorisation de l’onomastique. C’est-à-dire, pour l’orateur, le nom propre original évoque la mémoire collective d’un peuple, son histoire et sa civilisation. Mais pour lui, cette mécanique n’a pas fonctionné en Algérie, du moment que depuis 1962, il y a eu adoption des noms étrangers à la spécificité nationale. Ces derniers s’inscrivent dans l’optique de «stopper la vague des noms berbères», a-t-il souligné.


1 500 patronymes recueillis par les étudiants en tamazight

À l’entame du colloque, les communications des différents intervenants-spécialistes en la question ont été centrées sur l’onomastique et la linguistique. Mme Tigziri Noura, Pr au DLCA et membre du LAELA de l’université de Tizi-Ouzou, a développé la thématique ayant trait à la «Toponymie, écriture, représentation spatiale». Cette dernière a indiqué que pour élaborer des cartes linguistiques, cela ne peut se faire sans la collecte des fiches de noms propres pour chaque localité en Kabylie. Pour elle, cette entreprise n’est pas aisée du fait de l’existence des problèmes d’orthographe dans la recherche des références géographiques. «On ne peut pas repérer une localité sur une carte sans une orthographe des toponymes exactes : Exemple Ath Yenni ou Béni Yenni», dira M. Tigziri tout en ajoutant : «Cette situation nous pose des problèmes dans la conception des logiciels de cartographie numérique, d’où l’impératif d’une transcription normalisée stable pour qu’on puisse établir des cartographies». L’oratrice a souligné également l’existence d’un organisme international chargé de la normalisation linguistique appelé GENUNG, rattaché à l’ONU. Dans ce dernier, selon elle, il n’y a aucune référence ni à la division Afrique du nord ni à la dimension amazighe. La cause : Les dispositions de cet organisme onusien stipulent que «c’est l’Etat qui suggère ses divisions et ses références à cet organisme pour inscription et non les individus». Ceci renvoie au fait que l’Etat algérien n’a rien fait dans ce sens. 


Prenant la parole à son tour, M. Imarazene Moussa, spécialiste en linguistique à l’université de Tizi-Ouzou, a axé sa communication sur «Le patronyme : symbole de l’identité Kabyle». Pour ce dernier, le patronyme reflète en Kabylie, dans une grande proportion, l’identité de la personne et de la famille, ceci du fait qu’il retrace l’affiliation de l’individu et du groupe. De même, il a fait savoir que les kabyles se désignaient par leurs patronymes avant même l’arrivée des français. L’orateur a précisé, en outre, qu’avant 1882, les kabyles avaient deux patronymes qui les identifient : «Un odonyme qui est le nom pratiqué au sein du village, et un exonyme, qui a été donné par les français pour identifier la personne officiellement», souligna-t-il. Et d’ajouter : «À partir de 1882, on a commencé à attribuer aux algériens, en plus de leurs patronymes ancestraux, de nouveaux patronymes qu’ils étaient obligés de porter malgré leur pesanteur». M. Imarazene a déclaré également que 1 500 patronymes ont été recueillis, ces dernières années, par les étudiants en tamazight à Tizi-Ouzou, Boumerdès, Bouira et Béjaïa. Ceci sans indiquer, de sa part, que les patronymes tendent à disparaître, malgré tous les efforts entrepris afin de les recueillir et les valoriser. La cause, selon l’orateur, est due aux rôles de l’école et de l’administration qui, depuis 1962, ont complètement effacé les patronymes identitaires de la région, en les remplaçant par d’autres ne reflétant aucunement l’identité ancestrale.
Reprenant la parole, M. Mohand Akli Haddadou a axé son intervention sur «Les origines des toponymes algériens». Pour ce dernier, les noms propres de lieux en Algérie renvoient à l’origine berbères de ceux-ci, et ils continuent, selon lui, à refléter la situation linguistique actuelle du pays. De même, pour l’intervenant, les occupations étrangères qu’à connues le pays tout au long de son histoire, n’avaient pas empêché la toponymie de conserver des traces. «Des noms phéniciens, latins, peuvent encore être reconnus, en dépit des transformations qu’ils ont pu subir», précise-t-il, et ce, tout en faisant savoir que l’étymologie de la plupart des noms actuels en dépit qu’elle soit aisément identifiable, mais pour d’autres, elle ne l’est pas.
Rachid B.

Read more at http://www.depechedekabylie.com/national/157221-70-des-noms-des-wilayas-du-pays-sont-amazighs.html#loYaie8AxCG6EXOh.99


Wednesday, November 11, 2015

Enseignement / apprentissage de la littérature et les études littéraires contemporaines : onomastique, base de données et comparatisme littéraires





APPEL A COMMUNICATIONS 

RASYD, Unité de recherche « Les Systèmes de dénomination en Algérie » et ELILAF, Laboratoire « Environnement linguistique et usages du français en Algérie » organisent 

Colloque international "Enseignement / apprentissage de la littérature et les études littéraires contemporaines: onomastique, base de données et comparatisme littéraires" 


Du 17 au 19 Novembre 2015, Algérie 

Depuis quelques années, une réflexion est amorcée sur la problématique de l’enseignement / apprentissage de la littérature à l’école et l’université, notamment dans une perspective d’articulation entre les cycles de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur. En effet, la recherche en littérature a souffert d’une double mise à l’écart par les promoteurs d’une réforme scolaire et universitaire (particulièrement dans le système LMD). Les enseignants de littérature se plaignent d’un déficit de représentation du champ d’études littéraires dans les départements de langues, où elles sont considérées comme « inutiles », du moins difficiles à assimiler. Cette image dépréciative aboutit à sous - estimer l’impact des études littéraires contemporaines dans l’enseignement/apprentissage des langues. Or, la littérature est incontournable pour acquérir les compétences disciplinaires en rapport avec certains métiers et spécialités : médias, édition, culture, communication etc.

L’objectif de ce colloque est de créer une dynamique pluridisciplinaire entre les acteurs du système éducatif, les universitaires, les sociologues de l’éducation, les concepteurs des manuels, les critiques littéraires contemporaines, etc., à l’effet de traiter les thématiques suivantes :

1- Les études littéraires contemporaines 
Les nouvelles configurations pédagogiques en milieu scolaire et universitaire peuvent se réaliser à travers les quelques pistes suivantes : Ouverture sur de nouvelles approches, de type onomastique littéraire : l’étude des noms propres offre des outils d’analyse pertinents pour une exploitation pédagogique du texte littéraire. Dans ses deux volets anthroponymique (Cheriguen, 2007 ; Yermeche, 2005) et toponymique (Atoui, 2005), l’onomastique pourrait être une entrée méthodologique appropriée pour interroger le fonctionnement interne du texte ainsi que ses soubassements socio culturels et anthropologiques (Leroy, 2004).
Comparatisme et transversalité littéraires : une approche comparatiste des littératures nationales et celles des aires culturelles, linguistiques étrangères (Moura, 1998) permettra d’examiner des domaines littéraires contemporains, voire de l’extrême contemporain (Schoentjes, 2014). Il est important de s’interroger sur les productions émergentes (Laronde, 1996), diasporique ou minoritaire, sur les « mauvais genres » (roman policier, sentimental, BD, etc.), la traduction littéraire et leur place dans ces nouveaux dispositifs.
Les ateliers de créativité : La lecture méthodique a mis en place une technicité qui a fondé sa légitimité dans le cadre de l’enseignement/apprentissage du texte littéraire. Elle s’inscrit dans les modalités d’insertion didactique des lectures scolaire et universitaire au sein des ateliers de créativité (jeu onomastique, réécriture des textes, scénarisation, etc.).
L’ouverture incontournable aux dynamiques plurilingues : elle fait écho aux impératifs des standards universitaires internationaux, induits par la mondialisation, dans ses dimensions culturelles et interculturelles les plus productives (Puren, 2010).
 Les langues des nouvelles technologies (cyberlangue) et multimédia : après les instructives conclusions du colloque1 sur la cyberlougha au Maghreb, il est nécessaire de nous interroger sur les nouvelles études qui examinent l’impact des technologies d’information et de télécommunication sur l’émergence de nouvelles scénographies fictionnelles et narratives.
L’utilisation des bases de données : les bases de données sont de nouvelles configurations scientifiques en mesure d’asseoir une exploitation pédagogique optimale en matière littéraire. Les sites de documentation à l’instar de Limag (Bonn, 2009) ou des centres de recherches et des archives, comme celui de Archives et Musée de la littérature en Belgique (Quaghebeur, 2009), le Centre de Littératures française et francophones contemporaines à Paris (Moura & Viart), en sont des exemples remarquables.

2- Littératie et enseignement/ apprentissage du texte littéraire 

L’enseignement de la lecture prendrait en ligne de compte les implications cognitives et les effets sociaux de la lecture et de l’écriture. La réflexion de la littératie (Goody, 2006) ne peut être pertinente que si elle fait l’objet de contextualisation pour rendre compte des pratiques de la lecture et l’écriture en milieu scolaire et universitaire. Les différentes interactions de la littératie, induites en contexte plurilingue, par le biais des transferts langagiers et linguistiques, langues maternelles/Langues étrangères, dans le dispositif enseignement/apprentissage de la lecture du texte littéraire, sont à saisir dans une vision valorisante du plurilinguisme (Benramdane, 2013).

3- Quel rôle joue l’enseignement/apprentissage de la littérature et/ ou de la lecture à l’école et l’université ? 

Actuellement, la réflexion porte sur la distinction entre enseignement de la lecture et enseignement de la littérature (Todorov, 2004). L’histoire littéraire n’étant plus au centre de l’analyse, elle participe à la construction du sens. Les deux enseignements mettraient en œuvre les fonctions traditionnelles de l’école et de l’université : mission critique, détermination éthique et scientifique, orientation prospective, aptitudes d’anticipation et recherche de l’excellence. Donc, il s’agit de la remise en cause d’une attitude à dominante traditionnaliste ou instrumentaliste qui ne prend pas en compte les conditions de production et de réception. La conception moderne de la littérature est historiquement liée à la notion de nationalisme, consolidant l’affirmation et la légitimité de l’identité linguistique nationale. Toutefois, la littérature est un phénomène esthétique, socio-symbolique et historique. Certains la considèrent comme un patrimoine universel d’œuvres d’écrivains célèbres et consacrés. Il est évident que les mutations mondiales ont bouleversé les univers linguistiques et les imaginaires culturels nationaux dans tous les pays. A cet égard, l’enseignement de la littérature scolaire et du texte littéraire à l’université s’inscrit dans une forme de projet pédagogique en fonction du changement de son public d’une période à l’autre.
Dans le cadre de ce colloque, c’est la dimension empirique qui est prioritairement recherchée par la mise en exergue des résultats de recherche sur des pratiques pédagogiques innovantes, insistant sur des propositions de dispositifs didactiques, renforcées par des assises théoriques appropriées et argumentées. Il est indispensable d’interroger les nouvelles recherches littéraires françaises et francophones contemporaines à partir des approches comparatistes nouvelles et de corpus différents.

Bibliographie 

 ATOUI (Brahim), 2005, « L’odonymie d’Alger: passé et présent », In Nomination et dénomination. Des noms de lieux, de tribus et de personnes en Algérie. Ouvrage collectif coordonné par Farid Benramdane et Brahim Atoui. Editions CRASC.
BENRAMDANE (Farid), 2013, « Littératie, rénovation des curricula des langues et transfert langue française / langues maternelles et secondes. Le cas du système éducatif algérien », actes du colloque Lille 16/17 Mai 2013.
BESSE (Henri), 1989, “Quelques réflexions sur le texte littéraire et ses pratiques dans l’enseignement du français langue seconde ou langue étrangère”, In Trèfle, 9, pp. 1-12.
BONN (Charles), « Le programme LIMAG (Littératures du Maghreb) », In Littératures Au Sud, AUF, 2009.
QUAGHEBEUR (Marc), « Des Archives pour le futur », In Littératures Au Sud, AUF, 2009.
GOODY (Jack), 2006, « La littéracie, un chantier toujours ouvert », In Pratiques. N°131/132, Décembre 2006. Traduit par Kathie Birat.
LEGROS (Denis), all, 2009, « TICE et Cognition de la Littératie plurilingue. Vers un modèle intégrateur », in Synergies Algérie n° 6.
LARONDE (Michel), 1996, L’Ecriture Décentrée, la langue de l’autre dans le roman contemporain, Paris, Harmattan 1996.
LEROY (Sarah), 2004, Le nom propre, Paris, OPHRYS.
MOURA (Jean-Marc), 1998, L’Europe littéraire et l’ailleurs, Paris, PUF.
TODOROV (Tzevetan), 2007, La littérature en péril, Flammarion.
SOUCHON (Albert), 2000. Les textes littéraires en classe de langue. Hachette.

Calendrier du colloque

Lancement de l’appel à communication : 1 Février 2015
Sélection des propositions des communications : Juin 2015
Information des candidatures retenues/ Envoi des invitations : Août-Septembre 2015
Date limite d’envoi des propositions de communication : 30 Mai 2015

Les propositions de communication ne devant pas dépasser un résumé de 500 mots maximum, avec une bibliographie succincte et la fiche de présentation indiquant : nom et prénom, établissement de rattachement, grade et adresse mail.

Adresses de réception des propositions à Lila Medjahed : lmedjahed1@gmail.com et farid.17@hotmail.com ou litteraturecolloque2015@gmail.com.




Saturday, October 31, 2015

LES MOUNDANG DU CAMEROUN ET DU TCHAD Onomastique et histoire (XVIIIè-XXè siècle)

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=48232





LES MOUNDANG DU CAMEROUN ET DU TCHAD


Onomastique et histoire (XVIIIè-XXè siècle)

Alain Désiré Taïno Kari
Préface de Clément Dili Palaï - Postface de Pierre Hélé
Harmattan Cameroun
HISTOIRE AFRIQUE NOIRE Cameroun Tchad 


Ce livre tente d'appréhender l'histoire des Moundang du Cameroun et du Tchad, pour la période comprise entre le XVIIIe et le XXe siècle, à travers l'onomastique, science des noms propres au sens large. Il s'articule autour d'une question centrale : de quels messages sont porteurs les noms en pays moundang, et quelles informations permettant d'éclairer davantage l'histoire des Moundang peut-on en tirer ?


Broché



ISBN : 978-2-343-06877-0 • octobre 2015 • 256 pages

Prix éditeur : 26 € 24,70 €

Monday, September 21, 2015

Actes des colloques organisés par la Société française d’onomastique

http://www.onomastique.asso.fr/articles.php?lng=fr&pg=203&tconfig=0

SFO - Société française d'Onomastique - Toponymie - Anthroponymie

Loches, 1978 : Onomastique. Dialectologie
– édités en 1980 par ABDO à l’Université de Dijon
Epuisés
Le Mans, 1980 : Archéologie. Toponymie
– édités en 1981 à l’Université de Villetaneuse
1 ex. : 35 €, port compris
Dijon, 1981 : L’Onomastique, témoin des langues disparues
– édités à l’Université de Dijon
Epuisés
Montpellier, 1983 : Les Suffixes en onomastique
– édités en 1985 par l’Université Paul Valéry de Montpellier
Epuisés
Le Creusot, 1984 : L’Onomastique, témoin de l’activité humaine
– édités en 1984 par ABDO à l’Université de Dijon
Epuisés
Charleville, 1987 : L’Ardenne, l’eau et la forêt
– publiés dans la NRO 9-10 (1987)
1 ex. : 35 €, port compris
Grenoble, 1989 : publiés en partie dans la NRO 15-16 (1990)
Epuisés
Strasbourg, 1991 : Onomastique et langues de contact
– publiés par ABDO à l’Université de Dijon
Epuisés
Aix-en-Provence, 1994 : Onomastique et histoire – Onomastique
littéraire
– publiés en 1998 par l’Université de Provence
Disponibles auprès de l’Université
1 ex : 53,36 €
Oléron, 1997 : Eau, îles, rivages
– publiés en 1998 par ABDO à l’Université de Dijon
1 ex : 20 €, port compris
Reims, 1999 : La vigne et les vergers
– publiés par l’Institut Charles Bruneau = Parlure 14-17 (2002)
1 ex. : 35 €, port compris
Lyon, 2001 : L’Onomastique au carrefour des sciences humaines
– publiés en 2004 par l’Université Lyon III
1 ex. : 35 €, port compris
Le Teich, 2003 : Onomastique et patrimoine
- publiés en 2004 par ABDO à l’Université de Dijon
1 ex : 24 € prix libraire,
36 € prix public, port compris
Reims, 2005 : Espace représenté, espace dénommé
– publiés en 2007 par les Presses Universitaires de Valenciennes, distribution : Les Belles Lettres
Diffusion Distribution – 25 rue du général Leclerc
– 94290 Le Kremlin-Bicêtre – ISBN : 978-2-905725-94-X
Prix public : 30 €, hors frais de port
Arras, 2008 : Noms des villes, noms des champs
– publiés en février 2014 par les Presses APO-LYON
1 ex : 30 €, port compris
Aix-en-Provence, 2010 : Le nom propre a-t-il un sens ?
- publiés en 2013 par les Presses Universitaires de Provence
(voir bon de commande)
Prix public : 35 € +3 € de port France et UE, ou 5 € hors UE
Bruxelles, 2013 : Mode(s) en onomastique
– publiés en 2015 par L’Harmattan
(voir bon de commande)
Prix public : 38 € +3, 50 € de frais de port

Thursday, August 6, 2015

Arabisation sauvage de l'onomastique chaouie

http://www.inumiden.com/arabisation-sauvage-de-onomastique-chaouie-lexemple-du-lieu-dit-kassar-tawajan/

Lieu-dit Kassar Tawajan

Lieu-dit Kassar Tawajan


L’onomastique est souvent le témoin du vécu et du passé d’une communauté, c’est la raison pour laquelle, nominations des lieux, des tribus et de leurs territoires ont toujours fait l’objet d’enjeux politique et idéologiques.

Le système colonial à travers ses ‘’bureaux arabes’’ et son sénatus-consulte de 1865, tout comme la politique de l’arabisation du jeune Etat algériens, ont tellement bouleversé l’onomastique chaouie , que sa réécriture s’impose aujourd’hui comme une urgence .

Le voyageur qui emprunte la route Macomades (Oum El bouaghi) – Thamlilt (Aïn M’lila) est souvent surpris par l’étrangeté du mot du lieu-dit : « Kassar Tawajen ». En plus d’être un peu ridicule, ce nom n’a rien à avoir avec la toponymie chaouie .

D’après une légende locale, les habitants de cette région comme tous les chaouis avaient coutume de fabriquer des plats en terre cuite pour cuire leur galettes traditionnelles (aɣrum ). Lorsqu’ils puisaient non loin de là de la glaise ( Hlaxeth) qu’ils transformaient en «Fen » (pl. ifagun), ces plats sitôt cuits, avaient tendance à se fissurer, la raison était sans doute liée à la qualité médiocre de la glaise du site. Mais les gens de la région superstitieux conclurent à l’existence d’un esprit malveillant appelé : « Araẓẓaï n-ifagun » littéralement : casseur de plat ! , lequel , pour les châtier , cassait délibérément leurs indispensables ustensiles .

Depuis, le rouleau compresseur de l’arabisation est passée par là et le nom a été arabisé . Le site est affublé aujourd’hui du nom « Cassar Tawajen ». Jugurtha Hanachi


Copyright (C) http://www.inumiden.com . Read more at http://www.inumiden.com/arabisation-sauvage-de-onomastique-chaouie-lexemple-du-lieu-dit-kassar-tawajan/ .

Friday, June 19, 2015

L’étymologie du nom « Aurès »

http://www.inumiden.com/letymologie-du-mot-aures/

On voit au loin la chaîne de montagne de couleur ocre « Awres » qui a donné son nom a tous le massif aurassien
On voit au loin la chaîne de montagne de couleur ocre « Awres » qui a donné son nom a tous le massif aurassien


Awrès ou Awras est le plus ancien oronyme de l’Afrique du nord. Il est cité dès le IIe siècle par Ptolémée sous le nom « Audus » : « Au midi des Cirtésiens et de la Numidie habitent, au pied du mont Audus, les Misulames ».
Le poète épique romain Corippe ayant vécu au VIe siècle évoqua la « Aurasitana manus » (l’armée aurassienne): «Aurasitana manus celsis descendit ab oris », l’armée aurassienne descendant de sa montagne, pour rejoindre la coalition berbère réunie sous les ordres du chef Antalas afin d’affronter le général byzentin Jean Troglita (la Johannide., II, 149).
L’historien byzantin Procope de Césarée quant à lui , évoque l’Aurès sous le nom de « Mons Aurasius », que certains auteurs français ont traduit par « Aurasion » , ou « Aurasio » (1).
Dans d’autre traductions ont retrouve même « mont Aurase » : « Jabdas (sic) demeura ferme à la tête de vingt mille homme, et entra dans le fort de Zerbulon , qu’il avait construit sur le montAurase » ( La guerre Vandale) . Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière dans son dictionnaire géographique (1768) dit : « Aurase : Quelques uns comme Baudron éd. 1705, disent AURAIS, d’autres, comme Marmol , disent Aurae . Baudrand , éd. 1682 dit aussi Auras . Il l’appelle en latinMons Aurasinis et dit que son ancien nom est Audus . Corneille dit [qu’il y a] en fait deux montagnes, l’une nommée Aurais, l’autre Auraz , en quoi il se trompe » (2) .
Chez les auteurs français, les formes AurasAurais, et Auraz , évoluerons en Aourâs et finissent par nous donner la forme qu’on connait aujourd’hui : Aurès . Les chroniqueurs arabes utilisèrentAurasius de Procope et en ont fait اوراس (Awras) comme : Ibn Khaldoun , Léo l’Africain , Al Bakri , et Al Idrissi .
Selon Thomas Shaw, les turcs désignaient l’Aurès sous le vocable « Evress » (3) .

Origine du mot Aurès

En thachawith on prononce « awres » , adhrer n wewres ( mont de l’Aurès) . C’est le nom d’une petite chaîne qui va de Tamza (wilaya de Khenchela) vers la vallée du Mellagou (4) , et dont le sommet est appelé «ixef n ousserdhoun» (pic du mulet). Le nom Awres s’est étendu ensuite sur  l’ensemble du massif.
Le structure du mot Awres est typiquement berbère : a-CCEC est un schème nominal très fréquent; on le rencontre, dans plusieurs adjectifs : arguez, akses , arkes .
Bien qu’il existe plusieurs hypothèses sur la signification du mot Awres , la plus plausible est celle qui fait référence à la couleur « rouge » , « ocre » , « rousse » . Il est vrai que la couleur rouge de la chaîne de l’ouest de Tamza qui a donné son nom à tout le massif, est très visible sur la photo (voir la photo ci-dessus). La richesse en oxyde de fer donne à cette montagne cette couleur ocre qui la distingue du reste du massif aurassien .

Awres /Ares

L’existence du mot « Ares » très proche de awres qui se réfèrent à la même couleur, donne encore plus de crédit à cette hypothèse. En effet, « yis ares » désigne un cheval  » bai, alezan ». « Thahuthtarest » signifie une ’’fille rousse’’.
Chez les Aïth Saïdh de Rmila , les Aïth Oujana de Chélia ( wilaya de Khenchela) , ainsi que dans l’ighzar Amellal ( W. Batna ), le terme est encore usité aujourd’hui . On s’étonnera au passage que les rédacteurs de l’encyclopédie berbère aient évoqué l’existence de l’adjectif « Aras » au Maroc et en Kabylie et ne pas en avoir signalé l’usage dans l’Aurès.

Awres / Tawrest

L’historien arabe Al-Bakri nous informe de l’existence, dans la région de Msila, d’une ville antique nommée « Tawrest », تاورست, et qu’en langue berbère signifie « la rouge » :
(5) »مدينة خالية تُسمى بالبربرية « تاورست » تفسيره « الحمراء » وهي مبنية بالصخر على واد عذب »
Dans la traduction française du livre d’Al-Bakri, on peut lire à la page 320 :
« On y voit encore une autre ville antique sans habitants, et qui s’appelle en langue berbère  »Taourest » c’est-à-dire la rouge » (6) .
Le Père blanc Huyghe dans son « Dictionnaire chaouia – arabe – kabyle & français » sous le terme « auras » écrit :
« Auras : rouge, azeguagh […..] Ce mot actuellement hors d’usage en chaouia, se retrouve en kabyle sous une forme un peu différente et avec une signification également différente aras, roux, brun. Le sens de auras, nous est fourni par le géographe arabe El-Bekri, qui cite une ville du nom de Taourest….., ce qui veut dire la rouge » .

Awres / Aurasi

Emile Masqueray parle d’une inscription qui contient le mot « AURASI » (s’écrit AVRASI en latin) qu’il a étudié en mai 1876 sous la recommandation de son ami Letourneux . Elle est localisée au sud-est de Thazzoult , à Ahenchir d’Oued Bur ou bour ( Ighzar n bour , ou bour n’Aïth Zyan). « AVRASI est-il un nom de lieu, comme le veut M. Letourneux ? Est-il un surnom tiré du mont Aourâs lui-même ? ab ipso monte Aurasio ductum ? Ce peut être un nom de lieu terminé par l’adjonction ‘’i’’. Ainsi les noms Djidjell (Djidjlli) , Chull (Chulli ) , Thamugad ( Thamugadi ) ….. Nous n’avons pas à insister sur ce point de philologie, mais il est très admissible que le mot Aurasi ait été formé comme Thamugadi » écrit-il .
La deuxième hypothèse qu’il avance est que le  »Aurasi » nom de lieu soit utilisé comme surnom. Il donne de multitude d’exemple d’hommes qui ayant pris les noms de leur village comme surnom.
Selon cette hypothèse l’inscription serait une dédicace à un homme originaire de la petite chaîne de « Awres » et qui est enterré à « ighzar n bour » près de Tazzoult , c’est-à-dire à 80 kilomètre du lieu de sa naissance ; « Le caïd de Ouâd Abdi affectent (sic) d’appeler Aourâs le ras Aserdoun qui domine Khenchela (Mascula) » conclu E. Masqueray dans sa notice  archéologique de la province de Constantine .
Awaris/Awras /Abaritana/Abaris
Pour J. Desanges le vocable Abaritana mentionnée au Ve siècle par l’évêque Quoduultdeus de Carthage, puis par Victor de Vita pourrait être une partie reculée de la Gétulie, et elle ne serait donc en réalité qu’un avatar du mot Aurès. Il voit des correspondances phonétiques entre Abaritana/Abaris et Awaris/Awras (7) .
Aurès /Maure/ Abaritana
Dans le même sillage , Lionel Galand a vu une ressemblance entre les termes ayant été utilisés pour désigner l’Aurès et les mots « Maures » et « Abaritana » : « Les appellations Aurasion,Aurasius ont fait l’objet d’un double rapprochement intéressant: d’une part avec le nom des Maures, d’autre part avec celui de Abaritana (ou Auaritana regio)  ».

Aurès /Arzoun

Cette hypothèse a été émise par Letourneux au XIXe siècle , l’Aurès signifierais pays de cèdre, cet arbre occupaient jadis des immenses espaces dans le massif. Awres viendrais donc du mot hébreu Arzoun (cèdre).
Cette hypothèse qui était pourtant la seule à cette époque, à cause du manque du développement des études de la langue berbère, était loin d’avoir l’adhésion de tous les spécialistes de l’Aurès. Le colonel de Lartigue a déjà émis des doutes dans sa monographie de l’Aurès sur l’origine sémitique du mot ,  privilégiant l’origine locale : « La signification du mot AURES ou AOURES comme le prononcent les indigènes n’a pu encore être déterminé ; c’est probablement un nom d’origine berbère, qu’on retrouve donné à d’autre montagnes, notamment au djebel AOURES prés de KHENCHELA . Certains auteurs ont voulu faire dériver ce nom du mot hébreu « ARZOUN  » (cèdre), et les immenses forêts de cèdres qui ont recouvert autrefois et recouvrent encore une partie du massif prêteraient quelques vraisemblances à cette étymologie. On l’écartera cependant car il n’y a pas vraisemblance que les israélites aient pénétré le pays avant la conquête des romains qui appelaient cette contrée « MON AURASIUS« » (8).
Jugurtha Hanachi
1-MASQUERAY P., De Aurasio Monte, Paris, 1886.
2-Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière « Le Grand Dictionnaire géographique historique et critique » (1768) .
3-Dr Shaw « Voyage dans la régence d’Alger » , traduit e l’anglais par J Mac Carty , Paris 1830.
4-En examinant les premières cartes établies par les géographes de l’Armée française sur la base des renseignements fournis par la population locale : le terme de ‘’Djebel Aourès’’ n’y figure en effet que dans la moitié est des feuilles 29 et 38 où il désigne que cette chaîne.
صفحة 141-142 المغرب في ذكر بلاد افريقية و المغرب5- Abd Allāh ibn ʻAbd al-ʻAziz Al-Bakri : Description de l’Afrique septentrionale, page 320 .
6-J. Desanges et S. Chaker, « Abaritana ou Avaritana provincia », in Encyclopédie berbère, 1 | Abadir – Acridophagie [En ligne], mis en ligne le 01 décembre 2012, consulté le 15 avril 2015. URL : http://encyclopedieberbere.revues.org/772 . 7-Raoul-Julien-François de Lartigue (Lt-colonel.) , Monographie de l’Aurès